Poursuite judiciaire contre les travailleurs des administrations : Le SYNTADE dénonce le harcèlement de ses militants

Dans une correspondance adressée au ministre tutelle, au début de ce mois, dans laquelle le Syndicat National des Travailleurs des Administrations d’Etat informe le ministre du travail, de la fonction publique du harcèlement de beaucoup de ses militants qui font objet de poursuite judiciaire, à travers le concours de l’Office de Lutte Contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) qui, selon lui, est une violation des accords des conclusions des travaux de la Commission.

Une situation que le SYNTADE entend bien décrier. Au dire du syndicat, suite aux difficultés rencontrées dans l’application de la Loi N°2014-015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite, un procès-verbal de conciliation a été signé entre le Gouvernement et le Syndicat National des Travailleurs des Administrations d’Etat (SYNTADE), le 13 novembre 2017. Selon le SYNTADE, le Gouvernement s’est engagé à suspendre toutes les activités de terrain de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) et à mettre en place une Commission d’Identification et de Correction des Difficultés et Insuffisances de ladite loi portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Mieux, le syndicat affirme aussi que le caractère sélectif et injuste de ladite loi a été décrié non seulement par les militants, mais aussi par les experts désignés par les parties lors des travaux de la commission.  Les conclusions des travaux de la Commission tenus durant des jours, ont servi de base pour l’élaboration du projet d’Ordonnance portant modification de la Loi N°2014/015 du 27 mai 2014 portant prévention et répression de l’enrichissement illicite. Aujourd’hui, le Syndicat National des Travailleurs des Administrations d’Etat dénonce la violation de ces accords signés entre les deux parties. Et qu’en dépit de la signature de ces accords, il lui revient de constater malheureusement que les travaux de terrain de l’Office Central de Lutte contre l’Enrichissement Illicite (OCLEI) n’ont jamais été suspendus.  

Pire avant même d’attendre la nouvelle loi, beaucoup de nos militants font de nos jours, l’objet de poursuites judiciaires initiées par L’OCLEI. Cette situation déplorable nous paraît comme une licence à la violation des accords signés et devrait être décriée avec la plus grande vigueur”, a-t-il souligné. 

Ousmane B. Dramé 

Source: Lerepublicainmali

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