Olivier Véran réagit aux résultats d’une étude pointant l’inefficacité et des risques liés à l’hydroxychloroquine

Tandis qu’une nouvelle étude portant sur l’inefficacité de l’hydroxychloroquine a été publiée dans la revue Lancet, le ministre français de la Santé a écrit sur Twitter ce samedi 23 mai qu’il avait saisi le Haut Conseil de la santé publique pour proposer «une révision des règles dérogatoires de prescription» sous 48 heures.

Une révision des règles de prescription de la chloroquine a été exigée par Olivier Véran en réponse aux résultats d’une étude sur le médicament qui pointe son inefficacité. Le ministre a formulé cette demande sur Twitter. Il a précisé qu’il avait saisi le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) «pour qu’il l’analyse et me propose sous 48 heures une révision des règles dérogatoires de prescription».

Auparavant, la France avait déjà restreint l’usage de l’hydroxychloroquine à l’hôpital uniquement, seulement pour les cas graves, suite à une décision collégiale des médecins.

La première étude d’envergure

Faisant couler tant d’encre, l’hydroxychloroquine est de nouveau au cœur d’une étude qui a été menée cette fois sur environ 15.000 malades, informe la revue Lancet qui a publié les résultats de cette expérience vendredi 22 mai. La publication a mis en lumière le fait que les molécules du médicament augmentaient même le risque de décès et d’arythmie cardiaque.

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Dans le cadre de l’étude, les patients ont reçu quatre combinaisons différentes à base de chloroquine et d’hydroxychloroquine. La revue explique que les traitements étaient administrés seuls ou associés à un antibiotique de la famille des macrolides.

Qui plus est, les scientifiques réalisant l’étude ont également analysé des données portant sur environ 96.000 patients contaminés par le virus entre le 20 décembre 2019 et le 14 avril 2020, y compris sortis des hôpitaux ou décédés depuis.

Observant un risque de mortalité plus élevé chez les patients qui ont pris ces quatre traitements, les chercheurs ont conclu qu’il était de 34% à 45% plus élevé chez eux par rapport aux patients qui ont présenté des facteurs de risques.

En outre, malgré le fait qu’un lien entre risque d’arythmie élevé et les molécules du médicament en question n’a pas été prouvé, les scientifiques ont constaté qu’il serait cinq fois plus important avec la prise d’hydroxychloroquine.

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Les études d’avant

Il ne s’agit pas de la première étude concernant ce médicament, toutefois celles d’avant n’ont pas été menées sur un grand nombre de patients, ainsi elles ont été largement critiquées. En outre, les deux dernières études menées par des chercheurs français et chinois avaient déjà mis en doute l’efficacité de cette molécule.

L’OMS s’exprime

Vendredi 22 mai, l’OMS s’est exprimée sur l’inefficacité de l’hydroxychloroquine en soulignant qu’«il n’existe aucune preuve de tests randomisés sur l’efficacité de l’hydroxychloroquine ou de la chloroquine comme traitement ou prévention du Covid-19».

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