Mali : Les Militaires Tiennent À La Transition De 18 Mois

Par Icimali.com 

Mali : Les Militaires Tiennent À La Transition De 18 Mois

Il use de garder confiance en les militaires dont l’ambition est de sortir le Mali de l’ornière tout en respectant le délai de 18 mois alloués à la transition.

La crise qui couvait depuis quelques temps en cette période de transition s’est caractérisée depuis le lundi 24 mai dernier par l’arrestation du Président de la Transition, Bah N’Daw, du Premier ministre Moctar Ouane, du nouveau ministre de la Défense et certains acteurs politiques.

Entre autres raisons ayant entrainé cette crise de confiance entre le Premier ministre et les militaires, la démission du PM à 24H de la fin du préavis de grève illimitée de l’UNTM, l’accord de février 2021 Gouvernement-UNTM non appliqué du fait du manque de volonté du Premier Ministre, la non organisation de la conférence sociale prévue pour mars 2021 censée mettre fin au front social, et l’incapacité de Moctar Ouane de former un gouvernement d’ouverture, le M5 n’étant pas représenté.

La ligne rouge franchie par Moctar Ouane est le débarquement du Gouvernement du ministre de la Défense et de son camarade de la Sécurité alors que le premier a le meilleur bilan des 10 dernières années à ce poste et que le deuxième l’un des meilleurs bilans des 5 dernières années. De plus, la nomination de Djibril Tall, reconnu déloyal envers son pays au ministère des Mines de l’énergie et de l’eau, frise le rubicond,  avec sa forfaiture liée à l’affaire B2Gold.

Certes, la crise est profonde, mais le Mali doit être placé par-dessus  tout pour ne pas toucher le fond du K.O. A l’analyse de la situation,   les militaires entendent respecter la parole donnée, ils ne veulent pas garder le pouvoir, ils tiennent à respecter les 18 mois de transition. Ce qui a valu d’ailleurs l’engagement de toute la communauté internationale qui soutient la transition au Mali et s’engage à l’accompagner jusqu’aux élections générales de 2022.

Les intérêts partisans et/ou personnels ne doivent pas l’emporter. La transition reste la seule issue, il faudra le dire clairement et avec patriotisme surtout quand on aime le Mali, que,  sans le retour au moins de Bah N’DAW à ses fonction,  il serait difficile de respecter le délai de 18 mois. A l’heure actuelle, la rencontre tardive dans la nuit du 24 au 25 mai 2021, à Kati, entre le M5-RFP et les ex-membres du CNSP remettrait en cause le délai préétabli des 18 mois de la Transition, si tout est à refaire comme l’exige le mouvement.

L’espoir est cependant permis, surtout encore une fois avec l’arrivée du Médiateur de la CEDEAO, à Bamako,  ce mardi 25 mai 2021. Ce dernier viendra à coup sûr avec un plan de sortie heureuse.

Démission du PM comme solution

En Diplomate chevronné, humble et patriote, l’actuel PM Moctar Ouane  pourrait rendre le tablier juste pour sauver le Mali. Après tout, il s’agira pour lui de mettre le Mali au-dessus de tout. La liberté doit être, illico, laissée à Bah N’Daw de travailler en toute confiance pour le reste des 9 mois de la Transition.

L’erreur à éviter à tout prix  en ce moment crucial de la vie de la Nation est de vouloir imposer un autre Premier Ministre. Sans la manière,  ce dernier sera contesté, quel que soit le bord dont il sera issu. Il faudra un PM de consensus, choisi sur des critères objectifs. Pour ce faire, il faudrait définir désormais des critères de choix du futur PM.

Selon un acteur bien averti, « quand on parle de gouvernement de large ouverture, nous devons être capables de l’ouvrir au M5-RFP, mais garder le ministre de la Défense et celui de la sécurité et de la protection civile.

Somme toute, arrêtons les Faknews et cessons de faire paniquer nos paisibles populations qui ne savent plus où se donner la tête.

Rock DACK

Source: Icimali.com

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