Mali: les cinq chrétiens enlevés dans la région de Mopti sont libres

Mgr Jean-Baptiste Tiama, évêque de Mopti, en novembre 2020 (Photo illustration).
Mgr Jean-Baptiste Tiama, évêque de Mopti, en novembre 2020 (Photo illustration). AFP – MICHELE CATTANI

Texte par :David Baché

Au Mali, les cinq chrétiens enlevés lundi matin ont été libérés dans le courant de l’après-midi, ce mercredi 23 juin. On était jusqu’ici sans nouvelles du curé de Ségué, près de Mopti, et des quatre fidèles qui avaient pris la route avec lui en direction de San, région de Ségou, pour assister à des obsèques. Ils n’étaient jamais arrivés à destination.

Leur enlèvement n’avait pas été revendiqué, mais leurs ravisseurs les ont donc finalement relâchés, non loin de la zone dans laquelle ils avaient été enlevés, dans la région de Mopti. Moins de 72 heures après leur enlèvement, ils ont été déposés au bord de la route, entre Bankass et Bandiagara, au niveau du village de Parou.

Ce village est tristement connu pour les nombreuses attaques jihadistes qui s’y sont produites ces dernières années. Des attaques qui ont été revendiquées par le Jnim, Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, lié à al-Qaïda au Maghreb islamique. 

Véhicule en panne 

Le curé de Ségué et les quatre fidèles qui l’accompagnaient sont en bonne santé. Selon les informations communiquées à RFI par le gouvernorat de Mopti, c’est au mauvais état de leur voiture que les cinq hommes doivent leur libération rapide. Leur véhicule serait en effet tombé en panne, non loin de la frontière burkinabè.

Les ravisseurs décident donc d’abandonner le véhicule quelque part en brousse et, grâce à la médiation de notables locaux, dogons et peuls, ils acceptent de libérer leurs cinq otages, devenus très encombrants. Le maire de Ségué est parti à Parou pour ramener les cinq hommes dans leur village.

Ils devront ensuite être entendus par les gendarmes de Bandiagara, à qui l’enquête a été confiée. Sans doute pourront-ils apporter des réponses aux multiples questions qui demeurent sur l’identité réelle de leurs ravisseurs et sur les motivations de leur enlèvement. 

Source : RFI

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