Mali: le calvaire des villageois de Farabougou sous le joug des jihadistes

Combattants jihadistes au Mali. (Illustration).
Combattants jihadistes au Mali. (Illustration). STRINGER / AFP

Texte par :RFI

Depuis une semaine, les populations du village de Farabougou, dans le centre du Mali, vivent un blocus imposé par les jihadistes. Personne n’entre dans village, ni n’en sort. Ce blocus est doublé d’une attaque jihadiste qui a fait au moins six morts et 22 blessés, alors que neuf autres personnes sont toujours aux mains des mêmes jihadistes, selon les habitants.

Avec notre correspondant à BamakoSerge Daniel

Tout a commencé la semaine dernière par l’enlèvement attribuée aux jihadistes d’une vingtaine de civils de la localité malienne de Farabougou. Certains seront libérés, mais neuf personnes sont retenues. Trois jours après, des habitants du même village effectuent quelques kilomètres à pied à la recherche des villageois enlevés. Dans un hameau, ils sont accueillis par des coups de feu. Un témoin contacté par téléphone explique : « On a été voir sur la route ce qu’il y avait. Les jihadistes ont tiré des coups feu, il y a eu 22 blessés et six morts sur le champs ».

Depuis, les jihadistes ont, affirment les habitants, décrété un embargo contre leur village. Rien ne sort, rien ne rentre. Si ils parviennent à boire grâce aux puits, ils sont en revanche à court de nourriture et doivent se partager de maigres réserves en riz, qui commencent à s’épuiser. « Maintenant, il n’y a plus rien à manger chez nous. Trois enfants seraient morts de faim », poursuit le villageois.

Les habitants du village vivent dans la peur, mais continuent à s’entraider tant que possible. En revanche, le soutien promis lors de discussions avec des militaires ou des autorités régionales civiles ne sont toujours pas arrivées, alors que le plus proche camp des FAMA se situe à Diabali, à une trentaine de kilomètres de là. Un habitant de Farabougou lance un appel aux autorités maliennes.

On a des contacts avec les autorités. Moi-même j’ai téléphoné aux autorités pour les informer, dès la première journée. Ils disent « calmez-vous, ne sortez pas, on est en train de chercher des moyens pour vous aider ». Mais jusqu’à maintenant on a rien vu, ils ne nous ont rien envoyé.

Source : RFI

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