Libye: la ministre des Affaires étrangères suspendue six jours avant une conférence internationale

La ministre des Affaires étrangères Najla Mangoush ici le 30 août 2021. Le Conseil présidentiel (CP) a suspendu de ses fonctions Najla Al-Mangoush, le 6 novembre 2021, lui interdisant de surcroit de quitter le territoire pendant la durée de l’enquête. AFP – RYAD KRAMDI

Texte par :RFI

La ministre des Affaires étrangères libyenne Najla Al-Mangoush a été suspendue de ses fonctions samedi 6 novembre et soumise à une interdiction de voyager, a annoncé une porte-parole du Conseil présidentiel à plusieurs médias. Elle ne pourra participer à la conférence internationale prévue à Paris le 12 novembre prochain, censée préparer l’élection présidentielle libyenne du 24 décembre.

La présidence a ouvert une enquête « pour des violations administratives », a déclaré samedi la porte-parole, Najla Weheba, à la chaîne Libya Panorama.

Selon le média en ligne El-Marsad, proche du général Haftar, homme fort de l’Est libyen, elle aurait pris des décisions de politique extérieure sans avoir consulté le Conseil présidentiel (CP).

Selon un décret signé par le Conseil présidentiel repris par les médias, « une commission d’enquête a été mise en place présidée par Abdallah Allafi, vice-président du CP ». Elle doit remettre son rapport d’ici 14 jours au plus tard.

La suspension et l’interdiction de voyager décidées à l’encontre de Najla Al-Mangoush interviennent à quelques jours de la tenue à Paris d’une conférence internationale sur la Libye.

Cette conférence prévue le 12 novembre doit préparer l’élection présidentielle du 24 décembre, qui devrait être suivie d’élections législatives en janvier. Ces scrutins sont censés mettre fin à une décennie de chaos dans le pays après la chute en 2011 du régime de Mouammar Kadhafi.

Le dépôt des candidatures pour la présidentielle doit s’ouvrir dimanche 7 novembre

Après des années de conflits armés et de divisions régionales entre l’Est et l’Ouest, un nouveau gouvernement intérimaire a été désigné en début d’année, sous l’égide de l’ONU, pour mener la transition d’ici aux élections générales de fin d’année.

Avec AFP

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