Les États-Unis confirment la mort du chef d’al-Qaïda dans la péninsule arabique

Donald Trump à la Maison Blanche le 6 février 2020. REUTERS/Leah Millis

Texte par :RFI

La Maison Blanche a confirmé, ce jeudi 6 février, avoir éliminé Qassem al-Rimi, chef du groupe al-Qaïda dans la péninsule arabique lors d’une opération antiterroriste au Yémen.PUBLICITÉ

Les États-Unis ont annoncé jeudi avoir « éliminé » le Yéménite Qassem al-Rimi, chef du groupe al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa). « Sur les instructions du président Donald Trump, les États-Unis ont mené une opération antiterroriste au Yémen et ont réussi à éliminer Qassem al-Rimi, un fondateur et le chef du groupe al-Qaïda dans la péninsule arabique (Aqpa) », a annoncé dans un communiqué la Maison Blanche.

Dans ce communiqué, le président américain souligne que la mort d’al-Rimi « affaiblit davantage l’Aqpa et le mouvement al-Qaïda à travers le monde » et rapproche les États-Unis de leur objectif d’« éliminer les menaces » que ces groupes représentent pour la sécurité nationale du pays.

Le locataire de la Maison Blanche n’a pas précisé quand al-Rimi avait été tué, mais des supputations circulaient depuis plusieurs jours.

Comme prévu, l’audio de Qassem al-Rimi #AQPA #AlQaeda

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Concernant l’audio-montage d’al-Rimi, on constate que la mention «qu’Allah le préserve» = il est tjrs vivant, ou «qu’Allah lui pardonne» = il est mort, sont absentes. Donc #AQPA laisse un flou concernant sa mort suite à un dronage US au #Yémen

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919:28 – 2 févr. 2020Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéVoir les autres Tweets de Wassim Nasr

Le groupe Aqpa avait revendiqué la fusillade perpétrée début décembre dans une base militaire américaine à Pensacola, en Floride, ayant tué trois marins, selon un communiqué dimanche du centre américain de surveillance des sites islamistes SITE. « Dans un discours audio de son chef, Qassem al-Rimi, Aqpa a revendiqué l’attaque en décembre 2019 de la base aéronavale de Pensacola », avait rapporté SITE.

10 millions de dollars de récompense

La diplomatie américaine avait doublé en 2018 la récompense offerte pour la capture de Qassem al-Rimi, la faisant passer de 5 à 10 millions de dollars. Celui-ci était aussi sous le coup de sanctions du Trésor américain et de l’ONU pour sa participation à un attentat meurtrier près de l’ambassade des États-Unis à Sanaa et pour son soutien supposé au jeune Nigérian Umar Farouk Abdulmutallab qui, le jour de Noël 2009, avait tenté de faire exploser un vol Amsterdam-Detroit en cachant des explosifs dans son slip.

Qassem al-Raïmi combattait dans les rangs d’Al Qaïda depuis 30 ans. À peine sorti de l’adolescence, il avait commencé sous les ordres d’Oussama Ben Laden en Afghanistan avant de retourner dans son pays, le Yémen. Emprisonné sur place par les Américains, il avait pris la fuite après un an de détention pour devenir rapidement un des piliers du groupe terroriste dans le pays.

(Avec agences)

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