Les confidences de Choguel Kokala Maïga (M5-RFP) : “Le préalable à la libération de Soumaïla Cissé était le changement du régime car IBK n’était pas d’accord avec les conditions des ravisseurs”

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Les confidences de Choguel Kokala Maïga (M5-RFP) : “Le préalable à la libération de Soumaïla Cissé était le changement du régime car IBK n’était pas d’accord avec les conditions des ravisseurs”

Le point de presse du Collectif pour la libération de Soumaïla Cissé a été une tribune pour Choguel Kokala Maïga pour fustiger l’attitude du régime d’IBK concernant la libération du Président de l’URD.

Choguel Kokala Maïga, se prononçant sur la libération de Soumaïla Cissé, a dit qu’il était convaincu que tant que le régime d’Ibrahim Boubacar Kéita ne changeait pas, Soumaïla Cissé n’allait pas être libéré. Soumaïla allait être gardé pendant 3 ans encore jusqu’à ce que le pouvoir change de main. “J’étais convaincu que le préalable à la libération de Soumaïla Cissé était le changement de régime parce que les informations que nous avons eues plus tard et qui sont confirmées aujourd’hui, c’est que Soumaïla aurait pu être libre depuis le mois d’avril 2020.

Les ravisseurs ont dit que c’est le Président qui n’était pas d’accord sur leurs conditions. Ils avaient préparé la libération de Soumaïla. Quelques temps après, les ravisseurs ont dit qu’il n’était pas possible de le libérer parce que les autorités n’étaient pas d’accord sur leurs conditions posées. Ce qui a confirmé ce que j’ai toujours pensé. Ce n’est qu’en début août 2020, lorsque la chute du régime d’IBK était devenue inévitable, que les autorités ont repris le processus en imaginant peut être que la libération de Soumaïla Cissé allait baisser la tension.

C’est ainsi que le régime a accéléré le processus. Mais la chute du régime était décidée par le Bon Dieu. Le constat, dès que le régime a chuté, les actions qu’il avait entreprises les derniers jours ont été accélérées par les nouvelles autorités qui ont accepté les conditions des ravisseurs pour la libération de Soumaïla Cissé. Nous nous félicitons de la libération de Soumaïla Cissé” a révélé Choguel Maïga.

Très en verve, il continue dans sa lancée : “Mais n’oublions pas que toutes les actions politiques, en général, relèvent de calculs. Et quels sont ces calculs ? Le temps nous le montrera […] Je suis convaincu qu’il y a des calculs derrière la libération de Soumaïla Cissé. Mais ce qui était important était sa libération. Je suis persuadé que n’eut été la mobilisation générale, Soumaïla n’allait pas être libéré”, a-t-il fait savoir. Choguel Kokala Maïga a ajouté que la question de Soumaïla Cissé est une question nationale, une priorité nationale qui a été prise en charge par le Fsd, le M5-Rfp dès sa fondation. “La libération de Soumaïla Cissé fait partie des exigences majeures du M5-Rfp qui n’a jamais arrêté de la réclamer”, a-t-il souligné.

“Pendant plus de 20 ans, Soumaïla Cissé a été empêché de réaliser son ambition pour le Mali”

Choguel Kokala Maïga a affirmé que pendant plus de 20 ans Soumaïla Cissé a été empêché de réaliser son ambition pour le Mali. Il a dit qu’il avait prédit qu’IBK allait tomber et que Soumaïla Cissé allait venir pour apporter des solutions aux préoccupations du peuple malien. “Je suis persuadé que Soumaïla Cissé est l’un des hommes politiques qui peut faire l’ingénierie des problèmes qui sont posés au Mali. Il fait partie des hommes politiques de premier plan, ceux qui peuvent, par leur expérience, leur intelligence, leur capacité de mobilisation et de rassemblement, leur capacité à créer l’espoir et à le susciter, apporter des solutions aux problèmes qui se posent à la jeunesse malienne, aux Maliens d’une façon générale”, a-t-il raconté.

Pour lui, un homme politique doit passer par des épreuves. Et Dieu a voulu que Soumaïla Cissé passe par cette étape d’enlèvement. Une étape, à ses dires, qu’il faut prendre avec philosophie. “Je suis persuadé que Dieu ne l’a pas fait par hasard. Il y a des moments où un homme politique doit passer par des épreuves pour que le peuple se fasse davantage une idée de ce qu’il est, de ce qu’il représente, pour lui préparer le chemin de l’avenir. Je suis convaincu que cette épreuve par laquelle Soumaïla a passé est une étape dans la longue course, dans le long challenge qu’il tient depuis 20 ans pour arriver au sommet”, a-t-il dit.

A propos de la Transition, Choguel Kokala Maïga a appelé les Maliens à la mobilisation pour sa réussite car, avertit-il, cette Transition a commencé sur des malentendus, sur des trahisons. “Tout ce qui est construit sur le faux, sur le mensonge, sur la transition, sur la manipulation n’a pas d’avenir. Et nous avons dit que cette Transition est notre enfant que nous devons tenir par la main pour que tout ce qui s’est passé ces dernières semaines ne nous décourage pas. Parce que le peuple malien n’acceptera plus, de toutes les façons, certaines choses qui se sont passées récemment, des choses qu’on ne peut plus accepter. L’un des points essentiels de notre combat, c’est de faire en sorte que, désormais en République du Mali, le peuple ait la possibilité de choisir qui il veut, l’installer là où il veut et lorsqu’il ne fait pas son affaire, il le chasse par les élections. Et celui qu’il n’a pas compris qu’il le chasse par la rue” affirme Choguel Maïga.

Dans son élan, il laisse entendre : “Nous souhaitons qu’à la fin de la Transition il n’y ait pas des élections manipulées, même si nous avons des inquiétudes aujourd’hui. Nous souhaitons que cette Transition finisse en beauté, en amenant la paix dans le pays, en abordant les principales questions vitales pour la survie de la démocratie, la sécurité des citoyens, à organiser des élections transparentes non contestées et que le meilleur, pas celui qui sera issu des manipulations de l’argent, soit installé à la tête de l’Etat. C’est en ce moment seul qu’on pourra passer l’éponge sur tout ce qui s’est passé au départ de la Transition parce qu’elle a mal démarré. Nous souhaitons qu’elle se termine sur des chapeaux de roue et en beauté. C’est ce que le peuple malien attend”, explique-t-il.

En outre, Choguel avertit que les responsables du M5-Rfp ne sont pas des béni-oui-oui, ils ne sont pas et ne font pas partie de ceux qui courent pour aller offrir leurs services aux militaires à Kati. “Au M5-Rfp, nous sommes des hommes d’honneur, des hommes de conviction. Et c’est pour cela que j’ai dit que nous allons faire le père fouettard avec cette Transition qui est notre enfant. Nous allons le tenir par le bras. Et quand il va aller dans le mauvais sens, nous allons le ramener sur bonne voie, lui donner quelques fessées. Mais cela ne veut pas dire que nous le rejetons. Et il faut que les dirigeants de la Transition le comprennent. Ils perdent leur temps avec leur méthode qui est de très mauvais augure. Aujourd’hui, nous devons nous donner la main pour critiquer lorsque ça ne va pas, pour aider la Transition à réussir parce que son échec, est l’échec du M5-Rfp, c’est notre échec personnel”, prévient-il.

Cependant, il a appelé à la mobilisation intense, décisive pour stabiliser la Transition en vue d’éviter de nouvelles aventures, d’éviter des échecs et des erreurs graves pendant la Transition pour que le peuple malien retrouve la stabilité, sa dignité, son intégrité territoriale. “C’est cela notre travail aujourd’hui avec notre président Soumaïla Cissé qui doit se reposer pour ensuite s’occuper des questions stratégiques de mobilisation, de réflexion, d’anticipation portées par la jeunesse du M5-Rfp, du Fsd, de tous les partis”, conclut-il.  

Siaka DOUMBIA

Source: Aujourd’hui

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