Le fils de l’otage Sophie Pétronin dit rester prudent mais garde l’espoir d’une libération

Sébastien Chadaud-Pétronin, le fils de l'otage française au Mali Sophie Pétronin.
Sébastien Chadaud-Pétronin, le fils de l’otage française au Mali Sophie Pétronin. AFP Photos/Thomas Samson

Texte par :RFI

Au Mali, toujours pas d’annonce officielle concernant la libération de la Française Sophie Pétronin, enlevée à Gao il y a près de 4 ans. Pour ses proches, c’est encore l’attente. Sébastien Chadaud-Pétronin s’est exprimé sur RFI. Son fils est arrivé à Bamako ce mardi après-midi, pour pouvoir être présent en cas de libération de sa mère.

Avec notre correspondant à Bamako,  Serge Daniel

Pour expliquer la non-libération des otages dans la journée de ce mardi, une source proche du dossier explique que la machine plutôt huilée a enregistré des ratés. Certes le Mali a accepté la principale revendication des ravisseurs, à savoir vider ses prisons de jihadistes aux arrêts. Plusieurs dizaines de prisonniers ont été ainsi remis à l’air libre et conduits en partie par avion à l’intérieur du pays. Parmi elles, des auteurs d’attentats sanglants au Mali et dans des pays de la sous-région.

Mais dans le grand désert malien, le grain de sable serait survenu au niveau de la coordination entre ravisseurs et médiateurs. Les premiers utilisent une ruse de Sioux, et la moindre suspicion ralentit les opérations de libération.

Ensuite, des questions émergent : généralement, pour des raisons de sécurité, les otages ne sont pas tout le temps ensemble. Y a-t-il eu des problèmes pour les regrouper ? Y a-t-il eu un problème de logistique au dernier moment ? En attendant, Sébastien, le fils de l’otage français Sophie Pétronin, est arrivé à Bamako alors que la famille et les très nombreux partisans de Soumaïla Cissé sont mobilisés. Tous entament une nouvelle journée d’espoir.

S’il y a une petite chance qu’elle puisse sortir de cet enfer, il faut que je m’avance vers elle au maximum (…) On croise les doigts, car on ne sait toujours pas si ça va s’arrêter, il faut qu’on reste prudents….

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