La mariée a été remplacée 3 jours avant le mariage: La scène s’est passée à Yirimadjo à Bamako en commune VI.

Après le refus de la belle-mère d’accorder en mariage sa fille à trois jours de la célébration, sa cadette résidente à Abidjan a été heureuse élue en remplacement. Un envoyé spécial est allé la chercher, il revient le même jour à Bamako par un avion.

Les histoires de mariage sont comme des scènes de ménage. Elles ne finissent pas de se produire et chacune en sa manière. Chaque histoire de mariage nous donne des leçons de vie.

Cette histoire de mariage que nous vous relatons ici s’est passée au mois de février 2020 au quartier Yirimadio en Commune VI du District de Bamako. Elle met en relief une belle-mère et son beau-fils. La belle mère a fait faux bond à son beau fils à trois jours du mariage.

Les faits : Nous sommes au mois de février, trois frères d’une même famille ont décidé de célébrer ensemble leur mariage. La date est arrêtée de commun accord avec les belles familles respectives. Les préparatifs sont déjà faits et les parents lointains sont venus dans la famille.

A trois jours du mariage, une seule fausse note. Le mariage du 3ème est annulé par la belle-mère qui a caché sa fille quelque part. Personne ne connait le motif. Des médiateurs sont mobilisés pour convaincre la belle-mère à ramener sa fille afin de célébrer le mariage, en vain.

Le marié ne sait sur quoi tenir tant le coup est dur pour lui. Les deux frères qui n’entendaient pas célébrer leurs mariages sans le troisième sont confrontés à un dilemme cornélien. Faut-il annuler le mariage en attendant de retrouver la femme de leur frère ou célébrer sans lui ?

Ils ne savent sur quoi tenir. Comme on le dit, à l’impossible nul n’est tenu. Les parents du marié sont autant touchés, car atteints dans leur dignité. A un jour de la date prévue, c’est toujours l’incertitude, la future mariée reste toujours introuvable. Face au malaise, un ami vient leur faire une proposition qui agrée beaucoup si elle est acceptée par l’autre partie. Il s’agit de demander la main de la fille d’un des oncles résidant à Abidjan en Côte d’ivoire.

Car, le marié connaissait cette dernière qui était venue en séjour à Bamako dans leur famille. Était-elle mariée ou pas jusque-là, ne personne savait. Mais, il fallait se renseigner auprès de ses parents à Abidjan pour avoir le cœur net. On a demandé au père par téléphone qui affirma que sa fille n’est pas mariée jusque-là. Ainsi, ils lui proposent de leur donner en mariage en remplacement de leur fille introuvable. Il dit ne voir aucune objection au cas où la concernée accepte leur demande.

Cette dernière accepta sans jambage. Un ouf de soulagement s’empare du marié et de ses parents. Le marié envoie quelqu’un chercher la fille par avion à Abidjan. Les deux retournèrent à Bamako dans la nuit de la veille du mariage par le même vol.

A la surprise générale de tout le monde, les trois frères et leurs mariées présentèrent devant le maire le jour j. Le hic est que celle qui vient d’Abidjan est la plus jeune et plus charmante des trois mariées. Un autre point de satisfaction pour son époux. Le mariage est ainsi célébré, sauvant ainsi l’honneur et la dignité de la famille du mari au grand dam de la belle-mère trompeuse.

En guise de récompense à son acceptation, beaucoup de personnes ont gratifié de beaux cadeaux la nouvelle mariée. Voisins du quartier, amis, connaissances, bref tout le monde s’est manifesté en sa façon comme pour la remercier de son acte. Des gens se sont amassés à leur porte, qui pour la féliciter, qui pour la gratifier de cadeaux pour son acceptation. Elle est devenue ainsi la reine du mariage.

Dans les grins et lieux de rencontre du quartier, ce mariage est sur toutes les lèvres. Chacun commentant en sa manière. Quant à la belle-mère trompeuse, elle fait l’objet de risée dans le quartier. Elle est indexée du bout des doigts à son passage dans les rues. Toute imbue de honte, elle a réduit ses sorties. La question que l’on se pose est de savoir quel est le motif de son refus ? La question mérite d’être posée dans la manière où elle a accordé la main de sa fille au monsieur avec consentement réciproque.

Après avoir fait toutes les démarches de mariage sans problème, elle fait volte-face en dernière minute. Pourquoi l’a-t-il fait ? A-t-elle eu un prétendant plus nanti à sa fille que le premier pour qu’elle tourne casaque à ce dernier ? Rien n’est moins sûr.

En tout cas, elle a posé un acte anti social qui crève les yeux à tout digne malien.

Conseils aux jeunes : ne vous agrippez pas sur les premières venues en matière de mariage. Un bon mariage se prépare, toute précipitation en la matière ne fera que vous détournez de vos objectifs et vous mettre dans une imposture totale. A bon entendeur…

Source: le Kanaga et signé pr Hassana Kanambaye

Source: Génie_Vision

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