La députée France Insoumise Mathilde Panot interpellée en Algérie


La députée France Insoumise Mathilde Panot à l’Assemblée nationale. (Photo by ERIC FEFERBERG / AFP)

La députée insoumise Mathilde Panot a été interpellée mardi 1er octobre à Béjaïa, en Algérie. Le groupe LFI réclame sa liberté de circuler.

La députée du Val-de-Marne et vice-présidente de la France Insoumise à l’Assemblée nationale Mathilde Panot a été interpellée avec ses accompagnateurs mardi 1er octobre à Béjaïa, dans le nord de l’Algérie. Selon le groupe parlementaire La France Insoumise, qui a réagi via un communiqué, la députée et ses accompagnateurs ont été placés 10 heures plus tard en séjour surveillé à Alger “sans connaître les intentions pour la suite de ceux qui les ont contraints à ce retour sous escorte”.

La France Insoumise déplore l’interruption forcée du programme de rencontres de Mathilde Panot et de son équipe et demande la garantie de leur sûreté et le respect de leur liberté de circuler.

Selon Mathilde Panot, qui a réagi via un communiqué, la police algérienne l’a arrêtée, elle et son équipe, à plusieurs reprises durant la journée de mardi, “sans aucun motif”. Depuis, ils sont sous surveillance dans un hôtel d’Alger, ce qui lui empêche de donner la conférence débat avec les citoyens sur les révolutions citoyennes et l’écologie. Avant d’expliquer qu’elle s’est rendue en Algérie “par curiosité intellectuelle et par fraternité entre les peuples” mais aussi pour “adresser un signe d’amitié pour le peuple algérien”.

La police algérienne m’a immobilisée hier à Bejaïa, ainsi que la délégation qui m’accompagne, et ce, sans aucun motif.

Nous sommes partis à 7h30 hier matin pour Bejaïa, où la mobilisation populaire est massive. En arrivant, après avoir échangé avec des étudiants et professeurs de la marche du mardi, nous avons été arrêtés une première fois puis amenés au commissariat. On nous garde 1h15 sans jamais nous donner de motifs puis nous sommes libres de partir. Nous mangeons, faisons un tour dans la ville. On nous arrête de nouveau. 3h d’immobilisation à un barrage routier là encore sans motif. On nous prend nos passeports. Le maire Madjid Ouddak et l’elu de l’assemblée populaire de Wilaya Reda Boudraa viennent nous soutenir. Toujours sans explication on nous escorte vers Alger. 7h de trajet au lieu de 3h30 car la route est bloquée à un endroit par des citoyens qui protestent contre l’injustice d’attribution de logement sociaux. Depuis nous sommes sous surveillance dans un hôtel à Alger. Aujourd’hui je devais faire une conférence débat avec les citoyens sur les révolutions citoyennes et l’écologie. Il semble que cette conférence est désormais interdite. Par crainte de quoi ? Je ne suis pas venue en Algérie pour créer du trouble. Je rendais visite à des citoyens engagés pour la justice sociale et la démocratie. J’ai rencontré des responsables et des élus de plusieurs partis progressistes, le réseau de lutte contre la répression, des citoyens. Je comptais rencontrer encore des collectifs de femmes, des familles de détenus d’opinion ou encore des organisations de jeunesse. J’ai pu échanger sur les idées que nous pouvons partager de part et d’autre de la mer Méditerranée. C’est par curiosité intellectuelle et par fraternité entre les peuples, que je suis venue adresser un signe d’amitié pour le peuple algérien .

Je réitère mon admiration pour l’action du peuple algérien et toute ma solidarité pour la magnifique lutte qu’il mène pour sa dignité.

Source : Yahoo actualités

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