Jair Bolsonaro à l’ONU: «L’Amazonie n’appartient pas au patrimoine de l’humanité»


Le président brésilien Jair Bolsonaro à la tribune de l’ONU, le 24 septembre 2019.
REUTERS/Lucas Jackson

Par RFIPublié le 24-09-2019 Modifié le 24-09-2019 à 17:33

Le président brésilien d’extrême droite a ouvert les débats en prenant en premier la parole devant l’ONU. Jair Bolsonaro qui n’était pas présent lors du sommet sur le climat lundi 23 octobre a abordé la question de l’Amazonie, accusant certains pays de se comporter de façon « coloniale » à l’égard du Brésil.

Rarement le discours d’ouverture de l’Assemblée Générale onusienne, traditionnellement réservé au Brésil, n’a été aussi attendu. Alors que la jeunesse se mobilise partout dans le monde en faveur du climat, la gestion des incendies de la fôret amazonienne par Jair Bolsonaro est en effet très décriée. Pour le président d’extrème droite, les intérêts économiques priment sur les préoccupations écologiques.

paradon murielle@mparadon

Manifestation anti-Bolsonaro avant #AG de l’ONU où le président brésilien doit prendre la parole

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312:34 – 24 sept. 2019Informations sur les Publicités Twitter et confidentialitéVoir les autres Tweets de paradon murielle

A la tribune de l’ONU, le Jair Bolsonaro a affirmé qu’il était « faux » de dire que l’Amazonie faisait partie du patrimoine de l’humanité. Il a évoqué les mensonges des médias : « L’Amazonie n’est aujourd’hui pas détruite par les flammes, comme les médias voudraient le faire croire. »

Remerciements à Donald Trump

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Depuis l’entrée en fonction de Bolsonaro en janvier dernier, la déforestation a presque doublé par rapport à l’année dernière. Tous les jours, une superficie équivalente à 110 terrains de football est brûlée pour laisser place à l’élevage de bovins et à la culture du soja.

Comme tous les présidents brésiliens avant lui, Jair Bolsonaro fait de l’Amazonie une question de souveraineté nationale. Sans surprise, il a donc réitéré son approche nationaliste, accompagnée d’une rhétorique musclée à l’égard de ceux qui souhaitent protéger la fôret tropicale. Sans citer de pays, il a accusé le comportement « colonial » de certains, vis-à-vis du Brésil. Il a également remercié Donald Trump qui partage son approche de la souveraineté nationale.

« N’hésitez pas à venir au Brésil, a lancé Jair Bolsonaro, c’est un pays très différent de ce que vous voyez à la télé et dans les journaux. »

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