Intense activité diplomatique pour tenter de sauver l’accord sur le nucléaire iranien

Jean-Yves Le Drian recevra ce jeudi 18 février à Paris l'Allemand Heiko Maas et le Britannique Dominic Raab, qui seront rejoints en visioconférence par le secrétaire d'État américain, pour une réunion principalement consacrée à l'Iran
Jean-Yves Le Drian recevra ce jeudi 18 février à Paris l’Allemand Heiko Maas et le Britannique Dominic Raab, qui seront rejoints en visioconférence par le secrétaire d’État américain, pour une réunion principalement consacrée à l’Iran © CHRISTOPHE PETIT TESSON/EPA/Newscom/MaxPPP

Texte par :RFI

Ce jeudi 18 février, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, va recevoir ses homologues britannique et allemand. Le secrétaire d’État américain participera aussi à la réunion par visioconférence. Vendredi, les chefs d’État de ces pays vont évoquer l’Iran lors de la conférence de Munich sur la sécurité, elle se tiendra à distance. L’objectif est de tenter de sauver l’accord sur le nucléaire.

Depuis que Donald Trump a sorti les États-Unis de l’accord sur le nucléaire iranien en 2018, les tensions n’ont cessé de croître. Les Américains ont imposé de nombreuses sanctions à l’Iran et Téhéran a repris de plus belle ses activités d’enrichissement d’uranium. 

Les Européens qui ont signé l’accord sur le nucléaire, essaient depuis de le sauver. L’espoir est venu de l’élection de Joe Biden après la politique de « pression maximale » exercée par son prédécesseur. Reste à en définir les modalités. L’administration Biden s’est dite prête à revenir dans l’accord si Téhéran en respecte les termes et accepte à nouveau l’encadrement de son programme nucléaire.

Mais le régime iranien réclame d’abord une levée des sanctions avant toute discussion et rejette les appels à élargir les termes de l’accord. Le guide suprême Ali Khamenei a prévenu mercredi 17 février qu’il souhaitait « des actions, et non des paroles et des promesses ».

Dans un entretien téléphonique mercredi avec le président iranien Hassan Rohani, la chancelière allemande Angela Merkel a exprimé son « inquiétude » à propos des multiples entorses de Téhéran à l’accord international sur le nucléaire. Elle a également estimé que « le moment était venu de donner des signaux positifs qui renforceraient la confiance et augmenteraient les chances d’une solution diplomatique » pour préserver cet accord.

 À lire aussi : Iran: après l’investiture de Biden, l’espoir d’une levée des sanctions imposées par Trump

Nouvel ultimatum

Conformément à une loi adoptée par son Parlement contrôlé par les conservateurs, Téhéran cessera le 21 février de se soumettre au régime très strict d’inspections internationales permettant de s’assurer de la nature pacifique de son programme nucléaire.

Une échéance qui alimente les inquiétudes : le directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Rafael Grossi, est attendu samedi à Téhéran pour « trouver une solution mutuellement acceptable afin que l’AIEA continue ses activités de vérifications dans ce pays », selon l’organisation basée à Vienne, qui s’inquiète du « sérieux impact » des limitations prévues par l’Iran.

La porte reste ouverte. Le président iranien, Hassan Rohani, s’est dit prêt à le recevoir. « S’il veut négocier, il peut négocier », a-t-il affirmé mercredi, en assurant qu’il « ne s’agit pas de laisser notre activité nucléaire sans inspection ».

Le sujet iranien ne devrait pas manquer d’être abordé également vendredi lors de la Conférence annuelle de Munich sur la sécurité, à laquelle doivent participer en visioconférence le président Joe Biden, la chancelière allemande Angela Merkel et le président français Emmanuel Macron.

Source : RFI

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
16 − 15 =