Gestion de la transition: l’imam Dicko taxé d’‘’isolationniste’’ par ses partisans

Par Info-Matin – Date: 07 Septembre 2022  

Gestion de la transition: l’imam Dicko taxé d’‘’isolationniste’’ par ses partisans

Le bureau de la commune VI a claqué ce lundi 5 septembre la porte de la Coordination des mouvements, associations et sympathisants de l’Imam Mahmoud DICKO (CMAS) au motif que l’attitude de leur désormais mentor est ‘’isolationniste’’. Cette décision est un autre coup dur pour les partisans de l’Imam DICKO, après le départ de Issa Kaou N’DJIM et bien d‘autres responsables de la CMAS.

Combattu par le M5-RFP pour avoir trahi la lutte pour l’instauration d’un nouveau départ (un nouveau Mali), l’imam DICKO est de plus en plus contesté au sein du mouvement politique qui porte son nom.

En effet, dans une lettre en date du 5 septembre largement partagée sur les réseaux sociaux, le bureau de la commune VI de la CMAS annonce la démission collective de son équipe, alors que l’imam Mahmoud DICKO sillonne des pays d’Afrique dans le cadre de l’installation de ‘’Fulfuldé SUNNA TV’’.

« Le Bureau de la CMAS CVI, après avoir jaugé, tous les contours du contexte difficile des crises au sein de la CMAS de l’Imam Mahmoud, après plusieurs rencontres extraordinaires, a décidé, au-delà de la suspension de ses activités politiques au niveau du Bureau exécutif national de la CMAS, de notifier à l’instance suprême de décision, la démission du Bureau communal de la CMAS, Commune VI », indique la lettre.

Dans leur document, les démissionnaires justifient que les raisons de leur retrait de la CMAS étaient multiples, très motivantes et se justifiaient par des situations stigmatisant les actes et les rôles des uns et des autres au sein du bureau communal pour un Mali meilleur.

Ainsi, dans la lettre signée par le président Kalil Sarmoye CISSE de la CMAS-Commune VI, il explique qu’en prenant cette décision, ils se sont référés à la déclaration du ‘’mentor lui-même’’, l’Imam à l’occasion de la commémoration des évènements du 10, 11, 12 juillet 2022, où il s’était exprimé sans un langage très clair dont la teneur du libellé suit : « moi seul, je ne peux pas, Assimi seul ne peut pas, Choguel seul ne peut pas…Il faut un minimum de consensus… ».

Consécutive à cette intervention ciblée du parrain, selon les membres démissionnaires de la CMAS, le bureau communal a avoué d’être surpris par l’attitude « isolationniste, inappropriée et paradoxale du bureau exécutif national de la CMAS qui a décidé contre toute attente de ne pas prendre part aux recrutements au niveau du CNT et de l’AIGE ».

Or, a rappelé le président CISSE, la CMAS avait toujours répondu aux invitations du Conseil national de Transition (CNT) pour apporter ses propositions relatives à la nouvelle Charte de la Transition et à la nouvelle loi électorale.

« En conséquence, nous avons décidé de combattre cette décision en toute responsabilité, sans aucun regret en nous maintenant dissidents vis-à-vis de la politique séparatiste du Bureau exécutif national de la CMAS au moment où l’heure est à l’union sacrée autour du minuscule résidu qui reste du Mali», annonce le président Kalil Sarmoye CISSE.

Enfin, le Président du bureau de la CMAS-commune VI, au nom de ses membres, a déclaré la dissolution de leur bureau, de toutes leurs commissions (réflexion et d’orientations, des sages, mobilisation et mise en place des cellules dans les quartiers) et de toutes les cellules au nom de trente une (31) au sein de la commune VI.

Le grand mobilisateur de la rue au monument de l’Indépendance contre le régime du défunt Ibrahim Boubacar KEITA, l’imam Mahmoud DICKO ne fait plus l’unanimité au motif qu’il est accusé d’être incohérent et inconstant dans sa prise de position. En cause, l’ancienne autorité morale du M5-RFP n’est plus harmonie avec ses alliés avec lesquels ils ont mené le combat contre IBK. Il n’est ni avec le M5 ni avec la transition en cours.

Le Mollah de Badaladougou qui a longtemps en sourdine désigné des personnalités aux postes importants et clés de la nation a du mal à rester à la mosquée conformément à sa déclaration au monument de l’Indépendance.

« L’influent religieux », comme le surnomme des médias étrangers, l’imam DICKO assiste de plus en plus la perte de son code popularité auprès de ses fans, mais également de la population qui le vouait pour son sens de l’engagement.

Par SABA BALLO

Source: Info-Matin

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