Faites connaissances avec les nouveaux ministres de la transition du Mali

Par Essor 

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Faites connaissances avec les nouveaux ministres de la transition du Mali

Harouna Niang : MINISTRE DE L’INDUSTRIE, DU COMMERCE ET DE LA PROMOTION DES INVESTISSEMENTS

Né en 1955 à Diakalel (Région de Kayes), le nouveau ministre de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements était consultant indépendant avant son entrée au gouvernement.

Au cours de sa longue carrière, Harouna Niang avait aussi occupé plusieurs postes dans l’administration. Il a été, de 1979 à 1986, consultant formateur à l’Institut de productivité et de gestion prévisionnelle (IPGP). Le polyglotte (il parle français, anglais, peul et bambara) a également occupé les postes de conseiller technique au ministère de tutelle des Sociétés et entreprises d’État entre 1987 et 1986, et auprès du Premier ministre chargé de la coopération et des réformes économiques entre avril 1991 et juillet 1991.
Le ministre Niang a été successivement secrétaire général du ministère de l’Industrie, de l’Artisanat et du Tourisme (1995 à 1997) et celui de l’Industrie, du Commerce et des Transports (1997 à 2001).

Président directeur général de la société du Pari mutuel urbain du Mali (Pmu-Mali) de septembre 2001 à septembre 2004, Harouna Niang a été nommé quelques mois plus tard Directeur général de la Société sucrière de Markala (Sosumar-S.A) de 2005 à 2012.
Titulaire d’un MBA (Master of Business Administration) obtenu en 1985, le nouveau ministre en charge de l’Industrie, du Commerce et de la Promotion des Investissements a déjà conscience de la mission à lui confiée. «J’espère seulement qu’on va pouvoir relever le défi au niveau de ce département. En tout cas, la volonté y est. Les attentes des Maliens sont nombreuses. Grâce à l’engagement, l’organisation et la créativité, nous pourrons relever le défi», explique Harouna Niang, ajoutant que ses ambitions s’inscrivent dans le cadre d’une transition qui veut mettre sur pied, les bases d’un Mali nouveau.

Celui qui est détenteur d’une licence en sciences commerciales et financières obtenue à l’Université d’Alger (Algérie) en 1978, pense que la solution passera impérativement par un changement de comportement.

Un changement de comportement dont il donne la recette : «Refonder plus ou moins nos manières de faire, changer de mentalité pour construire un pays compétitif, où le travail, l’honnêteté, la rigueur deviennent le leitmotiv».

Dr Hamadoun Touré : MINISTRE DE LA COMMUNICATION ET DE L’ÉCONOMIE NUMÉRIQUE

Le nouveau ministre de la Communication et de l’Économie numérique, Dr Hamadoun Touré, est titulaire d’une maîtrise d’ingénierie électrique de l’Institut technique de l’électronique et des télécommunications de Leningrad et d’un doctorat de l’Université d’Électronique, de télécommunication et d’informatique de Moscou.

C’est en 1979, qu’il débute sa carrière professionnelle au Mali et acquiert une solide expérience dans l’industrie des satellites en tant que directeur technique de la première station terrienne internationale du pays avant d’intégrer le Programme d’assistance et de développement d’Intelsat en 1985 lorsqu’il est nommé directeur du Groupe Afrique et Moyen-Orient en 1994. Un poste qui lui a valu une réputation de dirigeant énergique du fait de son engagement sans faille au service de différents projets  de connectivité régionale.
De 1996 à 1998, il fut directeur général Afrique d’ICO Global Communications, une société de téléphonie par satellite.

Directeur du bureau de développement des télécommunications de l’Union internationale des télécommunications (UIT) de 1998 à 2006, il est élu secrétaire général de cette agence onusienne en janvier 2007 puis réélu pour un second mandat de quatre ans en octobre 2010. Pendant huit ans, il œuvre à ce que l’UIT connecte le monde et contribue à atteindre les Objectifs du Millénaire pour le développement (OMD). Il est le premier Subsaharien à assumer cette fonction. En 2015, il est désigné directeur général de Smart Africa, un partenariat réunissant dix pays d’Afrique subsaharienne pour réduire la fracture numérique entre la région et le reste du monde.

Dr Hamadoun Touré était le candidat de «l’Alliance Kayira» pour l’élection présidentielle du 29 juillet 2018 dans notre pays. Travailleur émérite, imbu de valeurs de patriotisme et de loyauté, partout où il est passé, il a toujours défendu les intérêts du pays. Dr Touré, comme l’appellent les intimes, est détenteur de plusieurs prix et distinctions en Afrique et dans le monde grâce à son leadership et son parcours brillant jalonné de succès.

Il est chevalier de l’Ordre national du Mali, des Comores, du Tchad et officier de l’Ordre national du Burkina Faso, de la Côte d’Ivoire. Il est, aussi, citoyen d’honneur dans plusieurs villes comme Grecia (Costa-Rica), Guadalajara (Mexique). Le nouveau ministre de la Communication et de l’Économie numérique parle couramment, sonrhaï, bambara, anglais, russe, espagnol.

Mme Kadiatou Konaré : MINISTRE DE LA CULTURE, DE L’ARTISANAT ET DU TOURISME

Les artistes et hommes de culture désiraient un des leurs à la tête de leur département. Auraient-ils pu avoir mieux ? C’est le temps qui nous le dira. Femme de culture, Mme Kadiatou Konaré préside désormais aux destinées du ministère de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme. Promotrice de «Cauris édition» depuis 2001 à Paris, elle avait comme objectif de «créer une passerelle entre l’Afrique et le monde à travers l’écrit et la littérature».

Elle s’est très vite spécialisée dans la conception, l’écriture et l’édition d’ouvrages sur la littérature, la musique, la photographie, le cinéma, la peinture, l’histoire et même le patrimoine culturel de notre pays. Un travail qui lui a permis d’avoir une plus large vision sur les différents aspects de la culture.

En 2013, elle met en place «Cauris-livres» à Bamako, une maison d’édition générale qui accorde une grande place à la littérature et à l’histoire à travers des collections spécialisées dont une collection pour les enfants : Lucy. Elle a pour politique de promouvoir l’éducation et la culture à travers l’écrit.

Née il y a presque 50 ans à Varsovie (Pologne), on peut dire que la nouvelle ministre en charge de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a eu une enfance baignée dans la culture, avec ses deux parents à la fois intellectuellement et politiquement engagés, en l’occurrence Alpha Oumar Konaré (ancien président de la République du Mali de 1992 à 2002) et Adam Ba (ex-Première dame, écrivain et historienne).

Mme Kadiatou Konaré est titulaire d’un master spécialisé en management de l’édition à l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP) en France en 1997 et d’un diplôme de l’Institut des hautes études économiques et commerciales (Paris) en 1995. Pourtant, elle est titulaire d’un baccalauréat dans la série des sciences exactes (SET) en 1990 à Bamako.

La nouvelle ministre de la Culture, de l’Artisanat et du Tourisme a travaillé dans de grosses structures comme le Musée de la civilisation de Québec au Canada, la radio «Voix de l’Allemagne» à Berlin, les éditions Karthala, Hachette Saint-Paul et Bayard à Paris. Depuis 2018, elle assure le consulat honoraire de la République d’Haïti au Mali.

Pratiquante assidue du Yoga, Mme Kadiatou Konaré aime le voyage, la littérature et le cinéma. Elle parle bamanan, français, anglais et italien.

Pr Doulaye Konaté : MINISTRE DE L’ÉDUCATION NATIONALE

Ce n’est pas pousser mémé dans les orties que de dire que le Pr Doulaye Konaté, né un soir de 1952, est fait du bois des grands «intello». Cette tête couronnée de l’enseignement de l’histoire et de l’archéologie dans notre pays, occupera désormais le ministère de l’Éducation nationale où, il mettra son immense expérience et son savoir au service de la bonne cause, celle de l’école malienne.

L’homme qui est une somme de vertus (densité intellectuelle, y compris une grande culture générale, sobriété, humanité, sens de la responsabilité et de la famille) est bardé de diplômes. Il a décroché en janvier 1981, un doctorat de 3è cycle lettres et sciences humaines à l’Université de Provence (Aix-Marseille).

Il avait obtenu auparavant soit précisément en 1978, un diplôme d’études approfondies (DEA) d’archéologie médiévale à l’Université de Clermont Ferrand (en France). Il est aussi titulaire d’une maîtrise d’histoire de l’art et d’archéologie en 1977, une license d’enseignement de l’histoire en 1976 et une licence spécialisée d’histoire de l’art et d’archéologie l’année d’avant.

Le Pr Doulaye Konaté était vice-président de l’Académie des sciences du Mali (ASM) depuis novembre 2016. Il a assumé aussi les fonctions de président du conseil d’administration de l’Université des lettres, langues et sciences humaines de Bamako (ULSHB) depuis 2014.

Il a enseigné de 2010 à 2017 à l’Université des sciences sociales et de gestion de Bamako (USSGB). Entre 2004 et 2009, il a voyagé un peu partout en Afrique, en Europe et en Amérique pour partager sa riche connaissance de l’histoire et de l’archéologie. Il a également rodé sa méthode de travail à d’autres niveaux de responsabilité.

Ce serait prétentieux de parler des travaux et études du nouveau ministre de l’Éducation nationale dans un portrait. On pourrait en citer plus d’une dizaine de 1978 à 2019 sans en épuiser. Idem pour ses ouvrages et articles publiés ou à paraître. Il y a eu en 2014 « Le Mali contemporain», en mars 2013 «Le Mali : entre doutes et espoirs, réflexion sur la nation à l’épreuve de la crise du Nord» et en 2012 «Inventions et usages méconnus de l’écriture dans l’histoire africaine». Nous faisons volontiers l’économie des coauteurs et des références bibliographiques des ouvrages susmentionnés.

Membre fondateur et président actif de l’Association nationale des historiens du Mali (ASHIMA), président de l’Association des historiens africains (AHA) de septembre 2001 à novembre 2018, le Pr Doulaye Konaté a bien d’autres titres intéressants. Il est chevalier de l’Ordre des palmes académiques du Conseil africain et malgache pour l’enseignement supérieur (CAMES), chevalier de l’Ordre des palmes académiques françaises et officier de l’Ordre du mérite national français. Ce polyglotte (puisqu’il parle français, anglais, russe, bambara et minyanka) a comme hobby la lecture, la musique et la marche.

Dr Fanta Siby : MINISTRE DE LA SANTÉ ET DU DÉVELOPPEMENT SOCIAL

Dr Fanta Siby est née en mars 1962 à Bandiagara. Elle hérite du portefeuille du département de la Santé et du Développement social dans le gouvernement de la Transition. Après son doctorat de médecine en 1990 avec mention très honorable, prix de thèse et échange avec les autres facultés de médecine, elle obtiendra en 2002 au Bénin une maitrise en santé publique.

Elle passera d’autres certificats, notamment sur les maladies tropicales négligées à l’Institut d’immunologie et d’informatique de Rhode Island (États-Unis) et sur la responsabilité médicale à Abidjan. Elle est aussi titulaire du certificat du Cours international sur le droit en santé reproductive et celui du Cours sur le coût et le financement des services de santé. Les deux ont été obtenus la même année, respectivement à Beijing (Chine) et Rabat (Maroc).

La désormais ministre de la Santé et du Développement social a glané d’autres certificats et attestations de formation. Elle était avant sa nomination au gouvernement, responsable de la Prévention de la transmission de la mère à l’enfant (PTME) du VIH et de la prise en charge pédiatrique à l’Unicef. Elle fut aussi coordinatrice de la Cellule sectorielle de lutte contre le VIH/Sida au niveau du département de la Santé.

Auparavant, elle avait assumé le poste de chef du Programme élargi de vaccination au niveau du Centre national d’immunisation de 2015 à 2016, directrice régionale de la santé (2005-2013), responsable de la planification, du suivi et de l’évaluation des plans et programmes nationaux à l’unité de planification formation informatique sanitaire au sein de la direction nationale de la santé (2003-2005).

Elle a été également chargée du Système local d’information sanitaire (SILS) au sein de la division épidémiologique à la direction nationale de la santé. Elle a été responsable du service de médecine du Centre de santé de référence (CSREF) de Koulikoro. En outre, elle a réalisé une étude sur l’évaluation des besoins des populations en sécurité alimentaire et nutritionnelle des communes d’Alafia, Banokane, Gourma Rharous et Lafia (dans la Région de Tombouctou).

Dr Fanta Siby parle français, peulh et passablement l’anglais. Elle est Chevalier de l’Ordre national.

Mahmoud Ould Mohamed : MINISTRE DE L’AGRICULTURE, DE L’ÉLEVAGE ET DE LA PÊCHE

Le nouveau ministre en charge de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche, Mahmoud Ould Mohamed, est détenteur d’un Diplôme d’études approfondies (DEA) et d’un doctorat en économie (spécialité sciences du développement) à l’University Of Reading, Royaume Uni d’Angleterre de 1988 à 1991.

De juin 2014 à nos jours, il est l’un des cadres de la Coordination des mouvements de l’Azawad (CMA) sous les couleurs du Mouvement arabe de l’Azawad (MAA). A ce titre, il est membre, depuis juin 2015, du sous-comité développement économique, social et culturel du Comité de suivi de l’accord (CSA).

De novembre 2010 à mars 2013, il fut responsable de la composante développement local au sein du Programme spécial pour la paix, la sécurité et le développement au Nord du Mali (PSPSDN), un projet logé à la présidence de la République du Mali.

Promoteur et directeur du bureau d’étude et de consultation pour l’ingénierie du développement (BCID) de juin 2006 à novembre 2010, le nouveau ministre de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche avait occupé le poste de Directeur pays des programmes Oxfam Grande Bretagne au Mali, de décembre 2001 à décembre 2005.

De juin 1994 à août 1996, il avait été formateur chargé de la planification stratégique basé à Ouagadougou (Burkina Faso) pour les pays de l’Afrique de l’Ouest et du Centre (RDC et Tchad) pour Oxfam GB.
Grâce à ce parcours professionnel, Mahmoud Ould Mohamed a développé des compétences avérées sur les questions relatives à la problématique de développement économique dans le Sahel et les écosystèmes fragiles. Il a également acquis des savoir-faire dans le domaine des moyens d’existences durables et des stratégies de résilience surtout en matière de pastoralisme, de sécurité alimentaire et de gestion des conflits.

Déjà, il semble avoir une idée des défis qui l’attendent. Le département de l’Agriculture, de l’Élevage et de la Pêche est un ministère stratégique dans l’économie du Mali. Les secteurs qu’il couvre constituent l’ensemble des activités vitales pour le pays. D’où la nécessité, selon le nouveau ministre, de s’y mettre pour obtenir les résultats qu’attendent les populations.

Mohamed Salia Touré : MINISTRE DE L’EMPLOI ET DE LA FORMATION PROFESSIONNELLE

Détenteur d’un master professionnel en décentralisation et ingénierie du développement local à l’Institut universitaire du développement territorial (IUDT) en 2013 et d’une licence en Histoire à l’Université de Bamako en 2005, le nouveau ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle fut le président du Conseil national de la jeunesse du Mali (CNJ). Après un premier mandat (2013 à 2016), il est réélu pour un second mandat. Six mois après sa prise de fonction, il démissionne.

C’est un nouveau ministre honoré qui nous a accueilli à l’hôtel Salam de Bamako. «Un honneur d’être appelé à ce niveau de responsabilité. C’est une thématique qui me tient à cœur. La tâche, elle est immense mais en vaut la peine», nous a-t-il confié. En la matière, il fut assistant expert membre du comité restreint en charge de la préparation de la mise en œuvre du Programme décennal de la Formation professionnelle pour l’emploi (Prodefpe).

En 2012, il a été chargé des Programmes du Centre de formation pour la promotion des métiers de la chaudronnerie et la tuyauterie (CPMCT-Nègè Blon). Mohamed Salia Touré fut le directeur commercial de Samsung Mali/Ets Madiou Simpara de 2013 à 2018.

Pour mieux vivre cette passion, le ministre Mohamed Salia Touré aura besoin de sa grande capacité de mobilisation pour faire accepter sa vision et sa manière de faire. De février à mars 2009, il fut consultant principal chargé de l’évaluation du programme de sensibilisation et de promotion du dépistage du VIH/Sida dans la commune de Gongasso au compte de l’ONG IRED Mali.

Consultant junior au bureau de la coopération suisse à Bamako, Mohamed Salia Touré a également acquis une expérience dans les programmes de la coopération suisse à Sikasso, où il était, entre autres, chargé de la mobilisation communautaire pour la réussite des cercles d’études et des écoles mobiles. Il avait aussi pour mission l’élaboration et le suivi des contrats des partenaires du Programme d’appui à la décentralisation de l’éducation, la gestion administrative, la préparation et la tenue des concertations avec les partenaires, les collectivités et les services techniques.

Mohamed Salia Touré attend sa lettre de mission pour s’atteler au travail. «Tout est priorité, mais il faut savoir prioriser afin d’obtenir les résultats attendus sur cette période qui est relativement courte. J’ai conscience de cela et j’espère que l’équipe qui va m’accompagner aura aussi à cœur les différents défis pour pouvoir les relever», a-t-il dit.

Âgé de 38 ans, il est marié et père de trois enfants. Il parle français, anglais, bambara et sonrhaï.

Mme Bernadette Keita : MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT, DE L’ASSAINISSEMENT ET DU DÉVELOPPEMENT DURABLE

Née le 15 octobre 1958, c’est Mme Bernadette Keita qui dirige désormais le département de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable. Administrateur des Affaires sociales de son état, Mme Bernadette Keita est diplômée des Hautes études en travail social (Centre de formation supérieure internationale en développement social- Université d’Aix Marseille II).

La même année, elle obtient un diplôme supérieur en travail social et une licence en administration économique et sociale de l’université d’Aix Marseille II (Faculté des sciences économiques d’Aix en Province).

De 2017 à 2019, elle fut successivement directrice régionale de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille de Ségou, conseiller technique en charge du genre au ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Femme, membre du Conseil d’administration du Centre de développement de l’artisanat textile, membre du Comité national de suivi du processus d’adoption du projet de loi sur les violences basées sur le genre et présidente du Comité genre-élection de la CEDEAO.

De 2013 à 2016, Mme Bernadette Keita a été directrice régionale de la Promotion de l’Enfant et de la Famille de Koulikoro, membre de la commission d’attribution des logements sociaux de Koulikoro et coordinatrice des activités du genre lors des CROCEP de la Région de Koulikoro.

Ensuite de 2005 à 2013, Mme Bernadette Keita fut cheffe de l’Unité IEC/Mobilisation sociale au Programme national de lutte contre l’excision. A ce titre, elle avait comme mandat d’élaborer des programmes et stratégies de sensibilisation à l’endroit des populations et des collectivités sur les questions de l’excision.

Elle était chargée aussi de développer le partenariat avec les associations, les ONG, les services techniques concernés et les partenaires au développement et d’assurer l’information des professionnels de la santé et de l’éducation sur les conséquences spécifiques de l’excision. Mère de deux enfants, la nouvelle ministre de l’Environnement, de l’Assainissement et du Développement durable est Chevalier de l’ordre national du Mali.

Mme Bouaré Bintou Founé Samaké : MINISTRE DE LA PROMOTION DE LA FEMME, DE L’ENFANT ET DE LA FAMILLE

Mme Bouaré Bintou Founé Samaké, née le 21 octobre 1960, a, désormais en charge le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille dans le gouvernement dirigé par Moctar Ouane.

Celle qui aime répéter qu’elle a vu le jour avec le Mali (puisque son année de naissance coïncide avec celle de l’accession de notre pays à la souveraineté nationale) détient un diplôme d’études approfondies (DEA) en droit international de l’Université d’Etat de Kiev (Ukraine). Elle est aussi détentrice de nombreux certificats et attestations de formation.

La nouvelle ministre de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille a été professeure chargée de cours à l’Ecole militaire d’administration (EMA) de Koulikoro et de travaux dirigés à la Faculté des sciences juridiques (Ex-ENA). Jusqu’à sa nomination au gouvernement, elle était la présidente de WILDAF, le sigle anglais de « Femmes, droits et développement en Afrique » où, elle a excellé par ses contributions à la prise en charge des préoccupations de la gent féminine, donc elle sera en terrain connu.

Bintou Founé Samaké a aussi développé des compétences sur les questions relatives aux droits de la femme et de l’enfant et sur l’évaluation des programmes de développement (elle est analyste à l’expertise avérée dans ce domaine). En outre, elle a des connaissances plus poussées sur les violences basées sur le genre mais aussi sur l’intégration du genre dans les politiques de reconstruction post-conflit et la constitution des cercles de paix. Elle a fait montre d’une grande capacité à coordonner des enquêtes à l’échelle nationale et à s’adapter à divers environnements.

Elle est l’auteure de plusieurs études et recherches, notamment la réalisation d’un guide juridique sur les droits de la femme dans notre pays à l’initiative de la Banque mondiale (Fonds pour la promotion des droits des femmes), l’étude sur l’accès des pauvres à la justice au Mali qui s’est attachée à faire une analyse de notre système judiciaire à la demande d’une université néerlandaise. Elle a été décorée de la médaille de l’officier de l’Ordre national du mérite de la France et de celle de chevalier de l’Ordre national du Mali.

Son violon d’Ingres reste la lecture, la marche et le cinéma. Mariée et mère de quatre garçons, elle est la sœur jumelle de l’ancienne ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Assetou Founé Samaké Migan.

Lamine Seydou Traoré : MINISTRE DES MINES, DE L’ENERGIE ET DE L’EAU

Titulaire du diplôme d’expertise comptable et financière de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (DECOFI-UEMOA), major de la promotion (session 2017), Lamine Seydou Traoré est désormais le titulaire du portefeuille des Mines, de l’Énergie et de l’Eau dans le nouveau gouvernement.

Auparavant, il était membre du Conseil de régulation de l’Autorité malienne de régulation des télécommunications/TIC et des postes (AMRTP), chargé des questions économiques. Il était également manager associé du Cabinet Kanaga Consulting et professeur associé dans divers établissements de formation supérieure, notamment le CESAG de Dakar au Sénégal.

Consacré meilleur bachelier du Mali en 1998, après de brillantes études primaires et secondaires, Lamine Seydou Traoré obtient une bourse d’excellence de l’Etat du Mali sur le Maroc d’où il revient avec un diplôme de maîtrise ès sciences et techniques comptables et financières.

Il commence sa carrière professionnelle en 2002 comme auditeur financier et comptable au Cabinet d’expertise comptable EGCC international avant de rejoindre IKATEL nouvellement créée (actuel Orange Mali) où il va successivement occuper les postes de chef de service comptabilité et trésorerie, responsable de la division finances-comptabilité et directeur financier en cumul de fonction avec le poste de directeur général de la société Orange Finances Mobiles Mali SA, l’établissement de monnaie électronique d’Orange Mali agréé par la BCEAO.

Lamine Seydou Traoré a fini par occuper la haute fonction de directeur général adjoint de la société Orange Mali jusqu’à sa nomination comme membre du Conseil de l’AMRTP.

En termes d’activités associatives, le nouveau ministre des Mines, de l’Énergie et de l’Eau a été secrétaire général de l’Association des experts comptables stagiaires de l’UEMOA, secrétaire général de l’Association des étudiants de l’Ecole nationale de commerce et de gestion de Tanger (Maroc) et secrétaire général de l’Amicale des étudiants étrangers de Tanger. Les nouveaux ministres de la transition du Mali (suite)

Colonel Sadio Camara : MINISTRE DE LA DÉFENSE ET DES ANCIENS COMBATTANTS

Natif de la ville-garnison de Kati, le nouveau détenteur du portefeuille de la Défense et des Anciens combattants, qui occupait jusqu’à une date récente le 3è rang dans l’ordre de préséance au sein du Comité national pour le salut du peuple (CNSP), ne devrait nullement se sentir en terrain inconnu. Son parcours dans l’Armée lui sera d’un appui certain. Homme de terrain, le colonel Sadio Camara a participé à plusieurs opérations dans le Nord et le Centre de notre pays.

Il s’agit en l’occurrence des opérations « Soutara » en 2002, « Djiguitougou » (2008), « Badenko » en 2011 et « Maliba » (2015). à ses qualités d’homme de terrain s’ajoute un talent d’instructeur hors norme pour avoir été le directeur du Centre de formation du contingent 2013 à Markala.

Ce parcours brillant du nouveau ministre de la Défense n’a rien de surprenant tant il est passionné du kaki depuis sa tendre enfance. Après les premiers pas à l’école primaire Molo Coulibaly de Kati, Sadio Camara intègre le Prytanée militaire où il obtint le baccalauréat en 1999. La même année, il est incorporé dans l’Armée comme première classe avant sa nomination comme élève officier d’active. Par la suite, il décroche le diplôme de chef de section interarmes.

Sept ans plus tard, il effectue son cours d’application à l’Académie militaire de Sizanchang (Chine) dans le domaine de la protection des hautes personnalités. De 2014 à 2015, le colonel Camara suit dans le même pays, la formation du diplôme d’état-major.

Au titre de la formation continue, il effectue un séminaire sur la gestion des crises aux États-Unis en 2008 et participe, deux ans plus tard, à un séminaire de haut niveau sur la lutte contre le terrorisme au Sahel.

Ancien directeur du Prytanée militaire de Kati entre 2016 et 2020, Sadio Camara a occupé plusieurs fonctions dans la sphère militaire. Il a commandé tour à tour les compagnies territoriales suivantes : Groupement d’intervention n°2 de la Garde nationale à Bamako, Compagnie territoriale du District, 11è Compagnie spéciale de Tunezit de Kidal.

Cet officier supérieur est polyglotte. Il parle soninké, bambara, français, russe et anglais. Il est marié et père de cinq enfants.

Lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga : MINISTRE DE L’ADMINISTRATION TERRITORIALE ET DE LA DÉCENTRALISATION

Organiser des élections générales, crédibles et transparentes est une mission essentielle de la Transition qui s’ouvre dans notre pays. Cette tâche, a priori ardue, est, à n’en pas douter, à la portée du nouveau ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, au regard de son parcours impressionnant.

Né le 12 mai 1981 à Bamako, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga est détenteur depuis 2011, du doctorat en sécurité internationale et défense décroché à l’école doctorale de droit-Université Jean Moulin de Lyon (France). En 2008, le nouveau ministre de l’Administration territoriale a eu, dans le même pays, le master 2 professionnel en Droits de l’Homme et Droit international humanitaire à l’Université d’Evry Val d’Essonne.

Ces parchemins ont permis à Abdoulaye Maïga d’être officier chargé de programme et analyste en charge du terrorisme, de l’extrémisme violent et de la sécurité maritime à la direction de l’Alerte précoce de la Cedeao depuis décembre 2016. Entre 2014 et 2016, il a été analyste Alerte et prévention au centre africain d’études et de recherche sur le terrorisme de l’Union africaine.

Au Mali, en 2014, l’officier supérieur fut commandant du Groupement d’intervention de la gendarmerie mobile de la Légion de Bamako. La même année, il devient chef de cabinet à la direction générale de la gendarmerie nationale. De 2011 à 2014, Abdoulaye Maïga a participé à la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique de Congo (Monusco).

Jusqu’à sa nomination au poste du ministre de l’Administration territoriale et de la Décentralisation, le lieutenant-colonel Abdoulaye Maïga enseignait à l’école de maintien de la paix Alioune Blondin Beye la réforme du secteur de la sécurité au Master en maintien de la paix et en reconstruction post-conflit.

Mohamed Sidda Dicko : MINISTRE DE LA JUSTICE ET DES DROITS DE L’HOMME, GARDE DES SCEAUX

Il est sans doute en terrain connu pour avoir travaillé longtemps dans les juridictions, les structures de contrôle et les institution de notre pays. Mohamed Sidda Dicko arrive donc à la tête de ce département stratégique avec des compétences prouvées. Inspecteur en chef des services judiciaires jusqu’à sa nomination, il s’est forgé une réputation de magistrat exemplaire.

Mohamed Sidda Dicko intègre le corps des magistrats en 1986, après une année de formation à l’Institut national de formation judiciaire. Une maîtrise en sciences juridiques, décrochée à l’école nationale d’administration (1980-1984), lui avait ouvert les portes de ce prestigieux Institut. Le jeune magistrat est affecté alors à la direction nationale des affaires civiles et du sceau, comme chef de section droit social et commercial.

De 1987 à 1991, Mohamed Sidda Dicko devient le substitut du procureur de la République près le Tribunal de première instance de Bamako. Et après un bref passage (février-juin 1991) au secrétariat général du gouvernement, il est nommé au ministère chargé du Contrôle général d’état (redevenu Contrôle général d’état). Il exercera la fonction de contrôleur d’état jusqu’en 1997 et durant laquelle il a audité la gestion des anciens dirigeants du régime de Moussa Traoré.

Puis, Mohamed Sidda Dicko travaille successivement comme conseiller technique au ministère de la Justice (1997-1998), chargé de mission auprès du président de la République en tant que chef adjoint de la cellule juridique (mars-décembre 1998), conseiller à la section des comptes de la Cour suprême (février-décembre 2002), contrôleur des services publics de 2002 à 2008 et membre de la Cour constitutionnelle (2008-2012).

à partir de septembre 2012 jusqu’en 2014, il est nommé procureur de la République près le Tribunal de grande instance de la Commune III de Bamako, chargé du Pôle économique et financier. Et en octobre 2015, directeur général de l’Institut national de formation judiciaire «Maître Demba Diallo». Mohamed Sidda Dicko a également été directeur des études et des stages de l’école régionale supérieure de la magistrature (ERSUMA-OHADA) au Bénin (décembre 1998-janvier 2001).

Titulaire aussi d’un Master en Business Administration, le nouveau Garde des Sceaux a participé aux réformes majeures dans le secteur de la justice : Forum sur la justice en 1999, élaboration des textes législatifs et règlementaires relatifs aux juridictions.

Colonel Modibo Koné : MINISTRE DE LA SÉCURITÉ ET DE LA PROTECTION CIVILE

Au regard du background du nouveau ministre de la Sécurité et de la Protection civile, la mission d’apporter la quiétude et un sommeil tranquille aux Maliens devrait être accomplie. Le colonel Modibo Koné est, en effet, un leader qui a fait ses preuves au sein de la Garde nationale.

Chef de poste du commandement tactique à Koro (Région de Mopti) de 2016 jusqu’aux événements du 18 août dernier, ce valeureux officier supérieur a occupé plusieurs autres postes de responsabilité dans la chaîne de commandement de l’Armée avant sa nomination comme ministre de la Sécurité et de la Protection civile. Il s’agit notamment du poste de commandant de Compagnie (CDT) de 2008 à 2012, de cette année à 2016 celui du Groupement régional (GNM-1) de Kayes.

Né en 1977 à Bamako, le colonel Modibo Koné est un pur produit des écoles militaires maliennes. Après son baccalauréat décroché en 1999 au Prytanée militaire de Kati, il intègre la prestigieuse École militaire interarmes de Koulikoro (EMIA), la même année.

Figure connue de la Garde nationale pour son humilité et sa modestie, le colonel Koné est surtout un homme d’expérience. Ainsi après son cycle d’officier à l’EMIA, il poursuivra entre 2009 et 2015 plusieurs formations notamment en Chine à travers le cours d’officier de garde spéciale en 2000 et le cours d’état-major en 2014 à Koulikoro.

Du haut de ses 43 ans, le colonel Modibo Koné est aussi un militaire de terrain. Il a participé à plusieurs opérations sur le théâtre en l’occurrence (Assalam1 et 2, Opérations Maliba, Badenko, Djiguitougou et Dambé). Jovial mais ferme quand il le faut, l’ex-3è vice-président du Comité militaire pour le salut du peuple (CNSP) devrait avoir du grain à moudre eu égard à la dimension des défis sur le plan sécuritaire dans notre pays.

Honoré de la médaille commémorative de campagne et de celle du Mérite militaire, le nouveau ministre en charge de la Sécurité est marié et père de trois enfants. Il aime la musique et pratique régulièrement le sport.

Colonel-major Ismaël Wagué :  MINISTRE DE LA RÉCONCILIATION NATIONALE

Nombre de Maliens le connaissent comme le visage et la voix du Comité national pour le salut du peuple (CNSP). L’explication tient au fait que dans la nuit du 18 au 19 août 2020, nos compatriotes verront le colonel-major Ismaël Wagué, donner lecture de la toute première déclaration qui révélera le groupe d’officiers qui a pris le pouvoir suite à la démission du président Ibrahim Boubacar Keïta.

Le colonel-major Ismaël Wagué, 45 ans, était jusqu’à cette date le chef d’état-major adjoint de l’Armée de l’air. Homme de terrain, celui qui est à la fois pilote de chasse, de transport et d’avion léger, a derrière lui une carrière professionnelle riche.

Ismaël Wagué a effectué sa formation à l’école royale de l’air au Maroc. Il a obtenu ensuite son diplôme du cours de capitaine au Nigeria avant de passer à l’école d’état-major au Mali et à l’école de guerre en Chine. Ces parchemins lui ouvriront les portes de la sphère militaire malienne où il occupera de hautes fonctions : commandant de l’escadrille de chasse de la Base 101 de Sénou, chef de la division matériel et hydrocarbures à l’état-major de l’Armée de l’air, commandant de la Base aérienne 101 de Sénou.

Le nouveau ministre de la Réconciliation nationale a été aussi commandant de la région aérienne n°2, chef du centre des opérations aériennes de théâtres, chef de la cellule de coordination Air au sein du PCI.AT de la force conjointe du G5 Sahel, commandant par intérim de la zone de Défense n°6, commandant par intérim du secteur 4 de l’opération «Dambé ».

Cette expérience et celle d’avoir porté la parole du CNSP seront à coup sûr des atouts pour le ministre Wagué dans l’accomplissement de ses missions.  Le colonel-major Ismaël Wagué parle plusieurs langues étrangères dont le français, l’anglais et le russe.

Zeïni Moulaye : MINISTRE DES AFFAIRES ÉTRANGÈRES ET DE LA COOPÉRATION INTERNATIONALE

L’homme qu’il faut à la place qu’il faut, dit l’adage. Diplomate chevronné, le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Zeïni Moulaye, a occupé plusieurs hautes fonctions de la République.

Né le 31 décembre 1954 à Gao, Zeïni Moulaye est couronné de nombreux titres. Il est docteur en sciences politiques, conseiller des Affaires étrangères de classe exceptionnelle, ancien ministre et ambassadeur.

Côté formations, le nouveau patron de la diplomatie malienne a obtenu des diplômes en France, aux états-Unis, au Canada et en Algérie. En effet, Zeïni Moulaye a décroché en 1983 à l’Université de Paris I, département de sciences politiques de la Sorbonne, un doctorat en sciences politiques (spécialité : Relations internationales).

C’est à l’Université d’Atlanta (États-Unis) qu’il a obtenu en 1987 le certificat de management avant de se voir décerner un autre certificat en gestion de projets au Canada en 1999. Bien avant, le nouveau ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale est passé par l’Université d’Alger en 1977 pour obtenir la licence es-sciences journalistiques et d’information.

Zeïni Moulaye a une expérience professionnelle flatteuse. Sa dernière fonction fut celle de conseiller spécial de l’ancien président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta, chargé des questions diplomatiques. Auparavant, il avait servi le Mali de juillet 1988 à mai 1989 en tant que conseiller spécial du président de la République, Moussa Traoré. Parmi d’autres hautes fonctions, nous pouvons retenir que Zeïni Moulaye fut, de 1989 à 1991, ministre des Transports et du Tourisme ; de 2016 à 2020, il était l’ambassadeur du Mali en Arabie Saoudite, au Koweit, Bahrein, à Oman et au Yémen.

En plus du parcours élogieux dans les arcanes de la diplomate malienne, Zeïni Moulaye a beaucoup évolué en consultant indépendant dans différents domaines.

Makan Fily Dabo : MINISTRE DES TRANSPORTS ET DES INFRASTRUCTURES

Natif de Mahina dans la Région de Kayes, Makan Fily Dabo est entré dans l’administration à la suite du concours d’entrée à la fonction publique en janvier 1988. Ayant accompli sa formation militaire, il est envoyé à Sikasso comme chef section étude au projet d’aménagement agropastoral de Sikasso.

Soucieux d’être toujours bien formé, il fait le concours d’entrée à l’Université internationale d’Alexandrie en égypte où il sort avec un diplôme d’étude professionnelle approfondie (DPA), 3è cycle en 1994 en gestion de l’environnement avec mention très bien.

Dès son retour au pays, il est affecté à la Cellule de planification du ministère du Développement rural et de l’Environnement où il sera expert dans le cadre de l’élaboration de la stratégie de développement des régions du Nord. Ensuite, Makan Fily Dabo sera conseiller technique dans divers départements de 1997 à 2002. à partir de mai 2006, il est nommé successivement secrétaire général du ministère de l’Équipement, de l’Aménagement du territoire, de l’Environnement et de l’Urbanisme. Puis du ministère de l’Équipement, de l’Aménagement du territoire et de l’Urbanisme. Ensuite, du ministère de l’Équipement et des Transports.

Makan Fily Dabo s’est vu confier le poste de secrétaire technique pour l’élaboration du Projet décennal de développement des régions nord du Mali (2007-2016) qui a fait l’objet d’un forum à Kidal en mars 2007. Après, il est nommé secrétaire général du Conseil malien des chargeurs et ensuite directeur de cabinet du Premier ministre Modibo Sidibé de juillet 2009 à novembre 2011.

Il est promu plus tard secrétaire général du ministère de l’Équipement, des Transports et du Désenclavement, puis après celui des Infrastructures et de l’Équipement, poste qu’il occupait depuis 2015 jusqu’à sa nomination comme ministre des Transports et des Infrastructures dans le nouveau gouvernement.

Makan Fily Dabo a été décoré plusieurs fois : médaille du Mérite national avec Effigie Abeille en 1998, Chevalier de l’Ordre national en 2011 et Officier de l’Ordre national en 2017.

Alousséni Sanou : MINISTRE DE L’ÉCONOMIE ET DES FINANCES

Le sourire agréable, le nouveau ministre de l’économie et des Finances, Alousséni Sanou, semble être un travailleur acharné. «Il préfère rester à l’ombre, porter les dossiers, sans faire de bruit», confie un proche collaborateur à la Banque nationale de développement agricole (BNDA).

Rencontré hier à son bureau au 2è étage de la Banque verte, le nouveau patron de l’hôtel des Finances dit mesurer l’ampleur de la tâche, notamment l’impact de la crise sanitaire et politique sur l’économie nationale. «Nous sommes suffisamment armés. Nous pourrons surmonter les difficultés avec le soutien et l’accompagnement de tout le monde», lance, d’un air optimiste et serein, celui qui a été Président directeur général et Directeur général de la BNDA par intérim de 2017 à 2019.

Pour y arriver, ses trente ans d’expériences professionnelles dans le domaine bancaire et financier et ses deux ans d’expériences dans l’évaluation économique des sociétés d’état lui seront d’un apport inestimable. En effet, cet économiste de carrière est un pur produit de l’école malienne. Jusqu’à sa nomination avant-hier lundi, le nouveau ministre de l’économie et des Finances était directeur financier et comptable de la BNDA. Poste qu’il occupait depuis 2006.

Chef du service trésorerie et opérations internationales à la BNDA de 1997 à 2005, le ministre Alousséni Sanou a été contrôleur de gestion à la BNDA de 1991 à 1997. Il avait été, de 1987 à 1988, expert assistant chargé de l’évaluation de l’Union laitière de Bamako (ULB-Mali-lait) et de l’Organisation de l’aménagement de la production forestière (OAPF) dans le cadre du Programme d’ajustement structurel renforcé (PASR) de la Banque mondiale pour le Mali.

Quid de ce son cursus académique ? Après le baccalauréat malien série «B» obtenu en 1982 au lycée Technique de Bamako, Alousséni Sanou entre à, l’école nationale d’administration (ENA) du Mali, où il décroche en 1987 une maîtrise en sciences économiques. Le passionné de voyage, de lecture et de volley-ball est un fin connaisseur de la négociation de contrats et de conventions auprès des partenaires et des bailleurs de fonds.

Le ministre Sanou est marié père de quatre enfants. Il parle bambara, français et anglais.Copyright Malijet © 2008 – 2020. Tous droits réservés

Source: Essor

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