Émirats arabes unis: entrée en service de la première centrale nucléaire du monde arabe

Texte par : RFI

Aux Émirats arabes unis, les autorités ont annoncé l‘entrée en service de la centrale nucléaire de Barakah située dans l‘émirat d‘Abu Dhabi. La richissime fédération composée de sept micro-États devient ainsi le premier pays arabe à produire de l‘énergie nucléaire civile.

Reporté à plusieurs reprises, le projet est maintenant concrétisé. Plus d‘une décennie après avoir dévoilé leur programme d‘énergie nucléaire, les Émirats arabes unis ont annoncé ce samedi 1er août la mise en service du premier réacteur de la centrale de Barakah, située au nord-ouest du pays, rapporte notre correspondant à Dubaï, Nicolas Keraudren.

« C’est un moment historique pour les Émirats dans leur objectif de fournir une nouvelle forme d’énergie propre à la nation », a commenté Hamad Alkaabi, représentant des Émirats auprès de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), saluant également le « succès » du démarrage de l’installation.

This week, Unit 1 of the Barakah Plant started up. But how can the splitting of an atom power our cities, homes and businesses? Take a trip inside Barakah to find out… #BarakahDream pic.twitter.com/q9F767EiNn  Emirates Nuclear (@ENEC_UAE) August 1, 2020

Un coût estimé à 24,4 milliards de dollars

Les opérations commerciales pour ce premier réacteur devraient commencer avant la fin de l‘année. À terme, la centrale nucléaire – inaugurée en 2011 peu de temps après la catastrophe de Fukushima – sera composée de 4 réacteurs. Elle aura la capacité de produire 5 600 mégawatts d’électricité, permettant ainsi de couvrir environ 25 % des besoins en énergie des Émirats arabes unis.

Pour un coût estimé à 24,4 milliards de dollars (22,5 milliards d’euros), la centrale nucléaire devrait aussi permettre de soutenir la diversification de l‘économie de la monarchie arabe du Golfe encore très dépendante du pétrole.

Aucune intention militaire

Les autorités émiriennes ont donc salué unanimement cette annonce tout en insistant sur la caractère « pacifique » de la démarche alors que la région est en proie à des tensions constantes. Il n’y a aucune intention de lui donner un volet militaire, ont-elles assuré.

De son côté, le Qatar, à qui les Émirats et d’autres pays arabes imposent un blocus, a vu dans la centrale nucléaire émiratie une « menace flagrante pour la paix régionale et l’environnement ». Abou Dhabi a répondu en réitérant son engagement à « assurer le plus haut degré de sûreté, de sécurité et de non-prolifération nucléaire ».

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Résoudre : *
1 + 9 =