Côte d’Ivoire: la Cédéao s’inquiète du manque de confiance entre acteurs politiques

Une vue de la ville d'Abidjan, de la lagune Ébrié et du Plateau. (Illustration)

© Craig Pershouse / Getty Images Une vue de la ville d’Abidjan, de la lagune Ébrié et du Plateau. (Illustration)

En Côte d’Ivoire, à moins de quatre semaines de la présidentielle, la mission conjointe de la Cédéao, ľUnion africaine et les Nations unies achève son séjour. Avant de quitter le pays, elle a fait le bilan de sa visite à Abidjan.

De notre correspondant à Abidjan,  Sidy Yansané

Après son séjour à Abidjan, la mission conjointe de la Cédéao, l’Union africaine et l’ONU partage une préoccupation : le manque de confiance entre les acteurs politiques. C’est le point principal qui ressort du communiqué lu par le général Francis Behanzin, commissaire aux Affaires politiques, paix et sécurité de la Cédéao, au côté du représentant spécial de l’ONU, Mohamed Chambas.

Au moment de faire le bilan, les émissaires ont tout d’abord tenu à rappeler le programme de leur séjour, à savoir la rencontre avec le président Alassane Ouattara ainsi que des membres du gouvernement et les présidents de la commission électorale indépendante (CEI) et du Conseil constitutionnel. Les membres de la Cédéao, de l’UA et de l’ONU présents en Côte d’Ivoire ont également rencontré les partis d’opposition, la société civile et des associations de jeunes et de femmes.

Éviter une crise après l’élection

Si la mission se félicite de l’engagement des acteurs politiques pour promouvoir une élection crédible, transparente et apaisée, elle déplore vivement l’absence de confiance entre ces mêmes acteurs. La CEI et le conseil constitutionnel restent la cible des opposants qui exigent simplement leur réforme. Le candidat du FPI par exemple, Pascal Affi N’Guessan, appelle, lui, purement et simplement à un report du scrutin.

La mission a également condamné les actes de violence des dernières semaines et les discours de haine aux relents ethniques et communautaires. Elle invite surtout à privilégier le dialogue et demande aux autorités de sécuriser le scrutin et d’assurer la protection des candidats et militants pour éviter le retour d’une crise à l’issue du vote du 31 octobre prochain.

Source : RFI

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