Cinématographie : atelier d’échange et de partage sur l’opérationnalisation du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique (FAIC)

Par Le Wagadu 

Le 25 août 22, s’est tenu, au Mémorial Modibo Keita de Bamako, l’atelier d’échange et partage sur l’opérationnalisation du Fonds d’appui à l’industrie cinématographique. C’était sous l’égide d’Andogoly Guindo, ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme.

Cet atelier d’une journée est organisé pour renforcer les capacités des principaux acteurs de la chaîne de la dépense publique et du paysage cinématographique et audiovisuel afin qu’ils puissent trouver les solutions aux difficultés qui se posent au financement du FAIC.

Le ministre de l’Artisanat, de la Culture, de l’Industrie hôtelière et du Tourisme, Andogoly Guindo, dans son intervention à l’occasion de la cérémonie d’ouverture de l’atelier, tout en  reconnaissant les efforts inlassables des acteurs de la culture malienne pour faire rayonner celle-ci, a salué leur engagement et leur enthousiasme qui sont, selon lui, l’expression d’un patriotisme ardent.

Il a ainsi soutenu qu’en dépit de la rareté et de la modicité des ressources, les cinéastes maliens ont toujours honoré le Mali sur le continent africain et même au-delà du continent, en remportant des distinctions prestigieuses.

M.Andogoly  a également affirmé que le septième art, le cinéma, à travers l’image et le son, contribue à façonner la société, à forger la mémoire collective gardienne de la cohésion sociale. « Ma conviction profonde, c’est que le cinéma est un vecteur d’émancipation qui accroît la puissance de nos imaginations mais aussi le cinéma est un puissant marqueur d’identité» a-t-il ajouté.

Le ministre Guindo a cependant soutenu que malgré son importance, le cinéma malien peine à  trouver son chemin dans le concert des industries cinématographiques caractérisées par un capitalisme très marqué. « Longtemps référence dans la sous-région ouest-africaine, notre cinéma traverse, aujourd’hui, une crise sans précédent. Réaliser un film au Mali relève presque du parcours du combattant » a-t-il expliqué. Ainsi, selon le ministre, le cinéma malien est confronté à une problématique de  financement qui le met dans une asthénie, qui ralentit les élans, voire la production cinématographique au Mali.

Selon lui, les différentes réformes engagées  par les différents gouvernements depuis 1998 jusqu’à nos jours, dans le domaine cinématographique, pour répondre à cette problématique de financement, n’ont pas été d’un grand secours face à cette problématique.

Les objectifs essentiels donc de cet atelier, pour lui, sont : examiner en profondeur et sans complaisance la question de financement du cinéma au Mali afin de dégager les pistes les plus pertinentes pour aboutir à des réponses, voire aux solutions les plus adéquates pour que le cinéma malien retrouve ses lettres de noblesse. Il s’agit aussi d’examiner et de traiter en profondeur la question de la mobilisation de la dotation initiale de six milliards FCFA.

Le ministre Andogoly Guindo demeure convaincu, au regard de la qualité des participants, que de leurs réflexions sortiront les conclusions les plus pertinentes qui permettront de jeter la lumière sur l’industrie cinématographique malienne afin que le cinéma malien retrouve ses lettres de noblesse.

Fadiala N. Dembélé 

Source: Le Wagadu

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