Bamako se félicite du prolongement de la présence française au Sahel

Des soldats maliens montent la garde  à Tombouctou, le 2 mai 2016.
Des soldats maliens montent la garde à Tombouctou, le 2 mai 2016. SOULEYMANE AG ANARA / AFP

Texte par :RFI

Le G5 Sahel a bouclé un sommet de deux jours à N’Djaména durant lequel la décision a été prise de maintenir l’opération Barkhane dans le Sahel, donc particulièrement dans le nord du Mali, une zone où se déroule la lutte contre le terrorisme.

Avec notre correspondant à Bamako, Serge Daniel

Dans les milieux officiels, aucun doute, le prolongement de l’opération Barkhane dans le Sahel, plus particulièrement sur le territoire malien, est approuvé. À l’état-major de l’armée, on s’en félicite même. « Aujourd’hui, nos relations avec Barkhane sont meilleures à celles qui existaient avec l’ancien régime », commente un officier supérieur. « Sur le terrain, nous menons de plus en plus d’opérations ensemble. La coordination est parfaite », justifie-t-il.

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L’ennemi commun reste les terroristes, et là encore pour l’armée malienne, la force Barkhane est très utile et son maintien sur le sol malien devrait permettre d’engranger d’autres résultats positifs.

Mais parmi la population bamakoise, le sentiment est plus mitigé. « Oui, la force Barkhane est utile, mais elle doit aller plus loin pour aider le Mali à recouvrer sa souveraineté sur tout le territoire national », expliquent en substance plusieurs personnes interrogées. Les terroristes n’ont pas d’avions, d’hélicoptères, Barkhane doit mieux aider à les vaincre, précisent d’autres. Ici d’autres voix s’élèvent pour demander plus d‘implications des forces armées des pays membres du G5 et moins de Barkhane pour assurer la sécurité sous-régionale.


■ Lors de ce sommet, les chefs d’État du G5 ont réaffirmé la nécessité d’une annulation de la dette si la communauté internationale veut vraiment contribuer à résoudre la crise qui se déroule au Sahel. C’est ce qu’a expliqué le président nigérien, Mahamadou Issoufou, à notre correspondant à Ndjamena, Madjiasra Nako.

On a décidé de continuer le plaidoyer pour la dette parce que c’est lié aux questions de développement […] Les pays du G5 Sahel, en plus de la crise sécuritaire, ont eu à faire face à la crise sanitaire dont ce choc justifie qu’un effort extrêmement important soit fait en direction de l’allègement de la dette ou de son annulation pure et simple, surtout pour des pays faibles comme ceux du G5 Sahel

Source : RFI

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