Attentats du 13-Novembre: il y a 5 ans, Paris attaquée par trois commandos jihadistes

Des pompiers secourent des blessés devant la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre 2015.
Des pompiers secourent des blessés devant la salle de concert du Bataclan, le 13 novembre 2015. REUTERS/Christian Hartmann

Texte par :RFI

Cent trente morts et près de quatre cents blessés. C’était il y a 5 ans, le 13 novembre 2015 au soir, dix jihadistes français et belges, répartis en trois équipes, passaient à l’action presque en même temps dans plusieurs endroits de Paris, au Bataclan et devant des bars, ainsi qu’à Saint-Denis, aux abords du Stade de France. Des attentats revendiqués par l’organisation État islamique. Retour sur ces heures terribles à l’aide de témoignages diffusés à l’époque sur RFI.

Mille cinq cents personnes assistent à un concert au Bataclan quand, brusquement, des coups de feu retentissent. Trois hommes armés de Kalachnikov tirent sur le public.

« Le concert s’est arrêté, tout le monde s’est couché à terre, témoigne un spectateur en pleurs. Ils continuaient à tirer sur les gens à un train d’enfer et là, ce que j’ai fait, j’ai pris ma mère, on s’est couchés au sol et, il y a un moment, quelqu’un a dit “Ils sont partis”. Donc, on a réussi à courir. On s’est enfuis par une issue de secours du côté du Bataclan. Il y avait encore des coups de feu. Et voilà, j’ai pu survivre avec ma mère. C’est un cauchemar. »

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Certains spectateurs arrivent donc à s’enfuir. D’autres sont pris en otages par les terroristes. Les forces de l’ordre donnent l’assaut final un peu avant minuit et demi. C’est l’épilogue d’une série d’attentats qui a, en réalité, commencé 3 heures plus tôt, aux abords du Stade de France où se joue le match amical France-Allemagne : trois kamikazes se font exploser dans la rue.ACTUALITÉ DES MARQUESJeu Concours organisé pour les professionnels des métiers de boucheProfessionnels, remportez un stage avec Stéphane Glacier!Bûche de Noël : Remportez un stage chez un Meilleur Ouvrier de France Pâtissier ! Jeu concours du 14/09 au 30/11.Inspired by

Au même moment, dans les Xe et XIe arrondissements de Paris, de multiples fusillades ont lieu les unes après les autres, les terroristes se déplaçant en voiture. La cible : des personnes attablées aux terrasses de bars et de restaurants.

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« J’étais en train de manger avec ma mère et on a vu des sortes d’étincelles, raconte une jeune femme. On a vu toute la foule commencer à courir et là, on a compris que c’était sérieux. Les serveurs nous ont fait aller dans la cave. Personnellement, j’ai paniqué. »

L’un des terroristes finit par se faire exploser dans un café. Les deux autres sont retrouvés cinq jours plus tard dans un appartement de Saint-Denis. Ils périront au cours de l’intervention de la police.

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Le seul survivant des trois commandos, Salah Abdeslam, est arrêté en Belgique en mars 2016. Son procès devrait commencer en France l’année prochaine. Au total, 20 personnes sont renvoyées devant la cour d’assise, pour s’expliquer sur cette nuit d’horreur, mais seules 14 d’entre elles devraient être présentes, en l’absence des principaux organisateurs, présumés morts en Syrie ou encore en Irak.

C’est le cas de celui qui est considéré comme le cerveau de cette série d’attentats, préparée de Syrie. Oussama Atar aurait été tué par une frappe aérienne en 2017.
Même chose pour les frères Clain, des Français, qui apparaissent dans le message de revendication.

Plusieurs membres de cette même celullejihadiste franco-belge seront donc jugés. Même s’ils n’étaient pas présents à Paris le 13 novembre, ils sont soupçonnés d’avoir joué un rôle de soutien logistique et financier auprès du commando. Location de véhicules, de planques, transport en région parisienne, ou encore approvisionnement en armes.

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Des attentats revendiqués par l’organisation État islamique, qui font suite à ceux perpétrés en janvier à Charlie Hebdo, à Montrouge et dans l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes. François Géré, président de l’Institut français d’analyse stratégique, explique pourquoi la France a fait l’objet de ces attaques en 2015.

La France a été attaquée en 2015 parce qu’elle représentait une cible de par son engagement militaire, qui a commencé sous Sarkozy en Afghanistan et a continué avec la participation aux opérations contre Daech en Syrie et en Irak. Donc nous étions directement l’ennemi.

François Géré, président de l’Institut français d’analyse stratégique

Marine de La Moissonnière

Vincent Bitaud, technicien chargé de réalisation à RFI, n’était pas présent au Bataclan le soir du 13 novembre. Mais comme beaucoup, il s’est posé la question de retourner voir un concert dans cette salle de spectacles particulière. Il y est finalement allé en septembre 2019.

Je suis allé au Bataclan récemment, je n’y étais pas retourné depuis les attentats. Et j’y allais un peu avec appréhension, j’avais peur que la salle soit comme hantée par des fantômes. Et finalement la passion créée par le groupe a un peu balayé toutes les appréhensions que j’avais. J’ai même trouvé ça beau que ce lieu-là continue de vivre comme il a toujours vécu.

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