Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères sur la chaîne RT : « Notre option n’est pas de continuer à parler de la France… »

Par L’Aube

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Abdoulaye Diop, ministre des affaires étrangères sur la chaîne RT : « Notre option n’est pas de continuer à parler de la France… »

Coopération entre le Mali et la Russie, sanctions de la CEDEAO, départ de l’opération Barkhane, relations Mali-France, sortie du Mali du G5-Sahel, axe Bamako-Pékin… ce sont les sujets abordés par Abdoulaye Diop, Ministre des Affaires étrangères et de la coopération internationale, dans un entretien accordé à la chaine RT, lors de son récent voyage à Moscou, a la tête d’une délégation gouvernementale. Le ministre Diop est sans équivoque : « Aujourd’hui, notre option ce n’est pas vraiment de continuer à parler de la France. Nous voulons parler du Mali et des problèmes du Mali. Notre objectif, aujourd’hui, est de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité maliennes en termes de formations, de couverture de notre pays, de moyens aériens, pour qu’elles puissent assurer leur rôle régalien. Je ne pense pas qu’un autre pays puisse venir jouer ce rôle-là. Bien que les aides soient toujours les bienvenues. Mais la logique du Mali est d’assurer une autonomie de nos forces de défense et de sécurité ». Lisez plutôt ! Vera Gaufman : Vous sortez de votre rencontre avec votre homologue russe, Sergueï Lavrov, qu’attend le Mali de la coopération avec la Russie ? Est-ce que vous êtes satisfait de votre échange ?

Abdoulaye Diop : Absolument ! Nous sommes satisfaits. Nous avons une excellente relation de coopération avec la Russie. C’est une ancienne relation qui s’est renforcée au fil des ans, mais qui avait connu aussi des périodes basses. Et aujourd’hui nous sommes dans une dynamique de reprise. Nous avons une très bonne coopération sur le plan sécuritaire et sur le plan international puisse avoir un socle économique. Il faut renforcer les échanges entre les deux pays ! C’est l’objectif de notre présence ici, à Moscou, à la tête d’une importante délégation ministérielle malienne, comprenant mes homologues de l’Economie et des Finances, des Infrastructures et des Transports, et celui des Mines, de l’Energie et de l’Eau. Dans nos différents entretiens avec nos partenaires de la Russie, les conversations ont surtout porté sur des questions relatives au renforcement, à la sécurisation et à l’approvisionnement du Mali en produits de premières nécessités et l’approvisionnement en hydrocarbures. Aussi, nous avons évoqué la relance des chemins de fer du Mali. Ces secteurs-là sont, aujourd’hui, des secteurs stratégiques qui touchent vraiment les populations maliennes. C’est pourquoi l’Etat s’est mis en avant pour pouvoir venir discuter directement avec les autorités russes, mais aussi avec les privés afin de voir ensemble les modalités de l’approvisionnement de notre pays. Notre objectif en venant ici est de chercher les voies et moyens pour atténuer les impacts des perturbations qui sont créées au niveau de l’économie mondiale et surtout de notre pays qui est sous embargo économique et financier.

Sergueï Lavrov a parlé de livraison de blé, d’engrais, de produits pétroliers. Dans le contexte justement des sanctions, pensez-vous que ça pourrait être une solution ?

D’abord par principe le Mali est opposé à la politique des sanctions étant nous-même un pays sous sanctions. Comme nous l’avons dit, il ne faut pas s’attendre à ce que le Mali puisse encourager ou soutenir une politique de sanctions. Nous pensons que ce n’est jamais la solution. Mais, nous estimons qu’il y a un certain nombre des secteurs clés, notamment les engrais qui contribuent à la production alimentaire. Le Mali est un pays à vocation agroalimentaire. Et nous savons tous qu’aujourd’hui l’insécurité alimentaire fait plus de morts que le terrorisme ou l’insécurité. Il est important que même quand il y a des mesures de restrictions qui sont en place, il y a un certain nombre de secteurs qui sont aujourd’hui stratégiques, par exemple la production de blé. Le pain est consommé dans tous nos pays et par l’ensemble de la population. Si ces produits venaient à manquer sur le marché, comme c’est le cas actuellement, cela peut aussi conduire à l’accroissement de la pauvreté mais aussi à des tensions sociales. Ceci n’est pas souhaitable. Donc quelles que soient ces mesures, je pense que la communauté internationale doit faire preuve de discernement dans l’application de ces mesures et faire en sorte que les populations les plus vulnérables et les plus pauvres ne puissent pas payer les frais de cette situation.

A cause de la crise alimentaire qui se profile actuellement dans le monde, l’Afrique pourrait être la plus affectée ? Pensez-vous que les livraisons russes pourraient être une solution ?

Pour le cas spécifique du Mali qui, cette année déjà, a enregistré une production record de coton de plus de 700 mille tonnes. Le Mali est le premier pays africain de producteur de coton, sans parler aussi des céréales et autres produits que nous produisons. Nous estimons que si nous avons un accès adéquat aux engrais, aux intrants agricoles, il est possible que nous puissions produire suffisamment pour nourrir notre population. Si n’est pas cette situation, je crois que ce type d’appui peut venir dans ce domaine. J’ai pris l’exemple de l’engrais et du blé, s’il y a des facilités à ce niveau-là, cela ne peut qu’atténuer. Nous devons toujours, dans tout ce que nous faisons, penser à l’impact sur l’humain, les conséquences humanitaires de ces mesures-là dans le but de pouvoir trouver des aménagements qui permettent à l’économie mondiale de fonctionner, mais de fonctionner pour les populations les plus vulnérables.

Vous avez également parlé de sanctions de la CEDEAO pendant la conférence de presse avec Sergueï Lavrov, donc comment le Mali fait-il actuellement face à cette situation ?  

D’abord, il faut dire que le pays a anticipé. Le Mali s’est préparé à subir à ces sanctions. Nous avions mis en place un certain nombre de mesures qui nous ont permis de tenir. Certains avaient estimé qu’au bout de quelques semaines que le gouvernement et l’Etat malien allaient s’effondrer. Nous sommes à 5 mois et nous sommes encore debout pour aller de l’avant. Je crois ce qui semble important, c’est de comprendre que ces mesures qui ont été prises contre le Mali, notamment la fermeture des frontières du Mali, la fermeture des banque et  de la Banques centrale, sont des mesures qui sont illégales, qui ne sont prévues dans aucun traité et nous les avons dénoncé. Nous estimons que ces mesures sont appliquées pour qu’elles affectent beaucoup plus les populations. Et dans le fond ces sanctions ne résolvent pas le problème. Les sanctions prises contre notre pays ne sont pas la solution. La solution au Mali ne peut être qu’une solution de compromis. Voilà ce que nous attendons de nos organisations régionales ! Elles doivent faire preuve de réalisme, de compréhension, pour que nous puissions ensemble trouver les solutions. Le Mali s’inscrit toujours dans le cadre du dialogue pour pouvoir apporter des solutions.

Vous avez aussi déclaré que ces institutions régionales sont parfois manipulées par des puissances extérieures. Dans ce contexte est-ce possible de trouver un compromis elles ?

C’est difficile ! Mais nos organisations sont constituées d’Etats membres. Je ne peux pas affirmer que l’ensemble de ces Etats sont tous sous influence extérieure. Mais, je crois qu’à travers des financements ou un certain nombre de positionnements, certaines puissances extérieures arrivent à influer sur les décisions. C’est ce qui passe si on observe bien la façon dont le dossier malien a été géré par la CEDEAO. Il y a beaucoup erreurs appréciations. Et on a senti manifestement une main invisible. Nous, nous pensons que s’il n’y avait pas ces ingérences extérieures, nous serions capables, entre africains, de trouver des solutions africaines. Nos organisations doivent travailler à essayer de contrer ou d’éviter ces interférences extérieures. Ceux qui viennent de l’extérieur ont leur propre Agenda, qui n’est pas l’Agenda de l’Afrique. Et je suis certain que les africains ont l’intelligence nécessaire, la capacité de se parler, d’identifier des solutions. Après tout ces partenaires et autres puissances extérieures qui viennent créer des désordres chez nous, partent chez eux après et nous restons avec nos problèmes. Nous devons rester ouverts à travailler avec les uns et les autres, mais que ces partenaires n’inscrivent pas leur démarche dans le dessein de nous contrôler, de nous imposer leur Agenda qui n’est pas le nôtre.

Vous avez parlé de puissances qui ont un esprit colonialiste, comme le disait Sergüe Lavrov pendant la conférence de presse.

Oui, il y a cette dimension néocoloniale, mais il y a aussi certains qui ne sont pas des puissances coloniales, mais aujourd’hui, elles se donnent la main.

Dans le contexte du départ des troupes françaises du pays, comment décriez-vous l’opinion publique au Mali à l’égard de la France actuellement ? Pouvez-vous donner le bilan de l’opération Barkhane ?

Il appartient aux français de dresser un bilan de l’opération Barkhane. Ce que je peux dire, c’est ce que cette opération était venue dans le dessein d’aider à libérer le Mali. Aujourd’hui, elle est destinée à chasser  les groupes terroristes, à lutter contre l’insécurité. Neuf ans après, notre résultat collectif (il y avait beaucoup d’acteurs sur le terrain) n’est pas à la hauteur des attentes  des Maliens et des populations de la région. Nous étions en train de lutter contre le terrorisme et l’insécurité juste dans les régions du Nord  du Mali. L’insécurité s’est propagée dans beaucoup de localités des régions du Mali. Il y a des crises, des tensions, des conflits intercommunautaires qui font beaucoup de victimes. Et cette insécurité a gagné beaucoup de pays de la région. Ça ne veut pas dire que c’est le Mali qui a propagé cette insécurité. Au contraire, le Mali a été victime de l’intervention occidentale en Libye. C’est qui nous amené à perdre 60% de notre territoire. Je crois que ce résultat collectif n’est pas à la hauteur des résultats et des investissements.

Donc en gros, l’intervention en Libye avait été la source de cette insécurité qui s’est ensuite propagée sur le continent ?

Absolument !

En janvier dernier, vous avez déclaré que ne vous exclurez aucune option dans les relations  votre pays et la France. Comment ces relations avec Paris évoluent-elles ?

Vous avez suivis les évolutions de ces derniers temps depuis mes déclarations du mois de janvier, malheureusement les choses ne sont allées dans le bon sens. Nous sommes allés de tension en tensions. Ce qui nous ont finalement conduit à dénoncer les accords et de traité de Défense avec la France. Et certains parlent du retrait de la force Barkhane. Il faut que les choses soient claires. Ce n’est pas le Mali qui a décidé du retrait de cette opération. C’est la France qui a pris la décision de retirer ses troupes. Le Mali a juste souhaité que cela se fasse  plus vite. Aujourd’hui, notre option ce n’est pas vraiment de continuer à parler de la France. Nous voulons parler du Mali et des problèmes du Mali. Notre objectif, aujourd’hui, c’est de renforcer les capacités des forces de défense et de sécurité maliennes en termes de formations, de couverture de notre pays, de moyens aériens, pour qu’elles puissent assurer leur rôle régalien. Je ne pense pas qu’un autre pays puisse venir jouer ce rôle-là. Bien que les aides sont toujours les bienvenues. Mais la logique du Mali, aujourd’hui, c’est d’assurer une autonomie de nos forces de défense et de sécurité. Deuxième, d’envisager des coopérations avec nos pays voisins, les pays de la région. Et aussi de rester ouvert aux contributions de nos partenaires. Notre vision, c’est que nous faisons sur le terrain.  Et cette vision malienne est en train de donner des résultats appréciables.

Par rapport aux défis sécuritaires, comment le pays va-t-il y faire face après la sortie du Mali du G5-Sahel ?

Nous y faisons face ! Et je dois dire que le G5-Sahel lui-même n’était pas tout à fait opérationnel. Le travail que le G5-Sahel devrait faire au Mali, c’était essentiellement l’armée malienne qui le faisait et continue à le faire. Il y a quelques jours, vous avez entendu les déclarations du chef d’État-major des armées maliennes qui a indiqué que ce retrait du G5 n’aura pas d’impact sur la lutte contre le terrorisme au Mali. Et que nos unités sont en mesure d’assurer la sécurité. Donc c’est une décision politique que nous avons dû prendre, parce que nous trouvons qu’elle était injuste. Elle est consécutive à la décision ou la non-décision de ne pas permettre au Mali d’assumer la présidence du G5-Sahel. Alors que nous sommes membre de cette organisation et qu’aucun texte du G5-Sahel ne prévoit qu’un pays puisse être exclu à cause des changements politiques internes, ni que le G5-Sahel peut endosser des sanctions ou des mesures restrictives prises par d’autres organisations régionales. Toutes ces questions mises ensemble nous ont amené à prendre cette décision. Parce que nous trouvions que cette organisation ne fonctionnait de façon autonome. Clairement des ingérences extérieures ne permettent pas à l’organisation de pouvoir travailler de façon autonome, à pouvoir exécuter aussi son mandat. Donc, il y a de sérieuses divergences à ce niveau.

Cette sortie du G5-Sahel va-t-elle être créée un certain manque de coopération au niveau régionale dans la lutte contre le terrorisme ? Ou vous pensez que ça ne va nuire à la coopération régionale ?

Le G5-Sahel n’est pas le modèle unique qui existe en matière de coopération régionale. Avant le G5-Sahel, il y avait d’autres mécanismes de sécurité collective au niveau de la région, comme le CMOC (le comité d’état-major conjoint qui réunissait le Mali, l’Algérie, le Niger et la Mauritanie). Voilà  qui mérite d’être activer et qui n’avait toujours pas pu jouer son rôle. Mais, il y a également le processus de Nouakchott, dans le cadre de l’Union africaine, qui rassemble un certain nombre pays du Sahel. Donc, il y a plusieurs types de réponses. Il y a des réponses collectives avec les Etats de la région, dans le cadre d’organisation ou de mécanisme de sécurité collective. Aussi, le Mali peut travailler bilatéralement avec certains de ces pays, à envisager, à activer les mécanismes existants ou à aller dans des formules à inventer. Je pense que le G5-Sahel soit la seule recette qui existe.

Des critiques sont entendues par rapport à l’évincement de la France du pays, des activités de la Russie et de la Chine. Qu’avez-vous à répondre face à ces critiques ? 

J’estime qu’il ne faut pas voir du mal dans les différentes coopérations. En tout cas, notre vision n’est pas d’instaurer une compétition ou de faire de notre pays un champ de bataille pour différents partenaires. Ce qui est important, c’est que le Mali ou les pays de la région puissent savoir leurs priorités et que leur souveraineté soit respectée dans les rapports avec les autres. Que les pays qui viennent inscrivent  leur partenariat dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant. Ça veut dire qu’il faut venir s’assoir avec nous, qu’on regard ensemble ce qu’on peut tirer de notre relation. Nous ne pensons aussi que si un partenaire entre par la porte que l’autre doit sortir par la fenêtre. Le Mali ne fera pas ce type de choix. Aussi, notre pays ne se soumettra a aucun diktat et de qui que ce soit pour dire avec qui on peut traiter ou pas. En tant que pays souverain, on peut traiter avec tout le monde, la Russie, la Chine, la Turquie, les États-Unis ou l’Europe. En sommes, nous serons partout où il y a l’intérêt du Mali. Ce qui me semble important, c’est que ces différents partenariats se fassent dans le respect mutuel, dans la transparence et aussi dans un état d’esprit gagnant-gagnant. Je suis sûre que chaque partenaire a un avantage comparatif et apporte une valeur ajoutée. C’est à nous de savoir si nous voulons traiter avec la Russie. Qu’est-ce que je me en avant ? Qu’est-ce que la Russie peut m’apporter ? Si je suis avec la Chine, peut-être qu’elle apporte autre chose que, par exemple, que l’Union européenne ne m’apporte pas. Aujourd’hui, dans le domaine de la sécurité le Mali a choisi de travailler avec la Russie, parce qu’elle répond aux demandes d’achats d’équipements militaires que nous ne trouvons pas facilement chez d’autres.

D’où vient cette logique que la France est tellement indignée que le Mali travail avec la Russie et la Chine ? 

On ne voit de problème à ça. Le Mali appartient aux Maliens et c’est aux Maliens de décider avec qui ils veulent travailler. Ceux qui veulent venir sont les bienvenues. Mais, je crois qu’il faut qu’on sorte un peu de cet état d’esprit de vouloir dire             aux gens ce qu’ils doivent faire ? Là où ils doivent aller ?  Qui ils doivent fréquenter ? C’est à nous de savoir ce que voulons et nous sommes assez grands. Nous sommes intelligents pour comprendre où se trouve notre intérêt. Que les partenaires cessent, avec condescendance, souvent nous dire que « faite attention à la Chine » ou « faite attention à la Russie ». Je suis sûr les africains, les maliens sont capables de comprendre de ce qui est Bien ou Mauvais dans la relation chaque pays, y compris ceux qui viennent nous donner des leçons. Nous comprenons très bien ce que leur coopération peut nous apporter ou pas. Il faut juste respecter les uns et autres et venir en toute humilité. C’est absolument normal que chaque pays cherche son intérêt. Mais, il faut que ça soit toujours dans un état d’esprit gagnant-gagnant et qu’on ne soit pas dans des politiques de prédation ou de domination vis-à-vis des pays.

Lors de votre dernière rencontre avec votre homologue chinois, vous avez, tous les deux, souligné les avantages du renforcement économique entre vos deux pays. Comment devront évoluer les relations avec Pékin ? Vous voyez des domaines particuliers sur le plan de cette coopération ?

Sur le plan politique, le Mali comme d’autres pays africains n’a de problèmes particuliers avec la Chine. Parce que la Chine n’inscrit pas son action dans le cadre d’une domination politique des pays africains. Elle cherche son intérêt sur le plan économique. Il nous appartient de fixer les conditions par rapport à ça. Autre chose que la Chine apporte ? Ce qu’on vu que pendant des décennies la communauté internationale, les institutions financières internationales étaient dans des démarches de désinvestissements. Par exemple dans les domaines des infrastructures, grâce à la coopération avec la Chine beaucoup de ponts, de routes… ont été financés que dans le cadre de ces partenariats. Même avec la Chine il y a des discutions qui sont à voir. Parce que même cette coopération mérite de renforcer et de bâtir les capacités sur le continent. Et non aussi de remplacer les africains par des chinois forcément. Les chinois peuvent être présents mais dans le cadre d’un transfert de connaissance et également dans le cadre d’une formation, dans le cadre d’un travail en commun.

Avec chaque partenaire, il y a des choses à voir ou à revoir. Mais aujourd’hui, nous savons que la coopération des chinois est assez dynamique. Il y a des hommes d’affaires, il y a même des militaires qui sont présents dans certains pays. C’est un paquet qui nous est offert et appartiennent aux africains, chaque fois, de déterminer les conditions dans lesquelles ces investissement se font. La Chine intervient dans beaucoup secteurs économiques, dans le domaine de la santé et le niveau d’investissements sur le continent sont importants. Mais il fait toujours que nous-même africains, nous travaillons. Ce n’est pas les chinois qui vont défendre l’intérêt de l’Afrique. Et quand nous laissons la porte ouverte d’autres vont en profiter…

Vera Gaufman

Correspondante pour RT

Source: L’Aube

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