À la Une: les États-Unis frôlent le demi-million de morts du Covid-19

Le Covid-19 a fait près de 500 000 victimes aux États-Unis.
Le Covid-19 a fait près de 500 000 victimes aux États-Unis. © AP/Jae C. Hong

Texte par :Achim Lippold

Le pays se prépare à franchir ce cap douloureux. C’est à la Une du Washington Post. En février 2020, écrit le journal, la pandémie a tué quelques dizaines de personnes aux États-Unis. Un an plus tard, la population d’une ville comme Atlanta ou Sacramento a été anéantie par le Covid-19. Un chiffre presque abstrait tant il est difficile de s’imaginer ce que cela représente en pertes humaines. Le Washington Post donne un exemple pour mieux saisir l’étendue de cette catastrophe sanitaire. Un demi-million de personnes, ce serait comme une caravane d’autocars longue de 150 kilomètres (si on compte 50 personnes par bus), c’est à peu près la distance entre New York et Philadelphie.

En fait, ce sont les États-Unis qui ont payé jusqu’à présent parmi tous les pays dans le monde le plus lourd tribut de la pandémie, souligne le New York Times, en rappelant que le nombre d’Américains morts du Covid-19 dépasse celui des soldats tombés lors de la Première Guerre mondiale, de la Seconde Guerre mondiale et de la guerre du Vietnam. Comme lors de ces guerres, le Covid-19 a causé d’énormes douleurs dans les familles américaines, beaucoup d’entre elles ont du mal à faire le deuil de leurs proches qui ont succombé à la maladie.

L’une des villes les plus touchées par la pandémie est New York

Oui exactement, un habitant sur 295 est décédé de la maladie. Le Covid-19 qui a transformé New York en une ville fantôme, « ghost town », c’est le titre du New York Post. Le tabloïd a dressé une liste – non exhaustive – des magasins, cafés et restaurants victimes de la crise.

« On ne compte plus le nombre de magasins aux stores fermés avec l’affiche “local à louer” », écrit le New York Post. Les dégâts économiques sont considérables, poursuit le journal, qui estime que cela prendra des années avant que la situation ne redevienne « normale ».

Demande d’une nouvelle enquête sur le meurtre de Malcom X

Autre sujet à lire dans presse nord-américaine, c’est la demande de réouverture de l’enquête sur le meurtre du militant afro-américain Malcom X. Une demande formulée par les filles de Malcom X, à la suite d’un nouveau témoignage qui met en cause la police de New York et le FBI. Il s’agit d’une lettre rédigée par un ancien policier new-yorkais juste avant sa mort. Dans ce document, l’ex-agent Raymond Wood accuse la police de New York et le FBI d’être à l’origine de l’assassinat de Malcom X, en 1965. En fait, le policier qui avait infiltré l’entourage du militant noir, a reçu l’ordre de sa hiérarchie de s’assurer que Malcom X soit privé de ses deux gardes du corps qui devaient surveiller l’entrée de la salle de spectacle où il tenait un discours. Les gardes du corps ont été arrêtés quelques jours avant l’assassinat.

Ce nouveau témoignage est important, écrit le site d’information Axios, car des historiens et des défenseurs des droits de l’homme ont toujours douté de la culpabilité des trois hommes condamnés pour le meurtre de Malcom X. Le site de la chaîne ABC publie des extraits de la lettre écrite par l’ancien policier dans laquelle il exprime ses regrets d’avoir gardé ces informations si longtemps secrètes. « Je les ai portées avec un cœur lourd », a ajouté celui qui était lui-même un Afro-Américain.  

Bolsonaro désigne un général pour la présidence de Petrobras

Au Brésil, le cours des actions de l’entreprise Petrobras a chuté drastiquement après la désignation par le président Jair Bolsonaro d’un général de réserve à la tête du géant pétrolier. C’est à la Une du site d’information G1. Le président d’extrême droite a nommé vendredi dernier Joaquim Silva e Luna à la présidence du groupe public. Jair Bolsonaro avait critiqué auparavant les hausses récentes des prix des combustibles. La désignation du général et ancien ministre de la Défense doit encore être confirmée par le conseil d’administration de Petrobras. La représentante du personnel a déjà vivement critiqué cette décision de Jair Bolsonaro, la qualifiant d’« acte présidentiel irrespectueux ».

Le site Poder 360 rappelle que cela fait plus de 30 ans que les militaires n’étaient pas aux commandes de Petrobras. Le journal Carta Capital lui s’insurge contre la présence des militaires au sein du gouvernement et des entreprises publiques. Ces militaires ont fait beaucoup de mal au Brésil et au peuple brésilien, écrit le journal, rappelant les coups d’État dans l’histoire du pays et l’impunité dont avaient bénéficié les généraux au retour à la démocratie.

Source : RFI

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