À la Une : les derniers échos de la crise au Mali

C’est d’abord Maliweb qui revient sur la trêve annoncée par le Mouvement du 5 juin – Rassemblement des Forces Patriotiques, « le temps de bien préparer la fête de Tabaski ». Maliweb, qui rappelle aussi que les présidents nigérien, ivoirien, sénégalais, nigérian et ghanéen sont attendus ce jeudi 23 juillet à Bamako « pour un dénouement heureux à cette crise politique que traverse le Mali depuis près d’un mois ». Vont-ils avoir un compromis avec le M5-RFP pour que la désobéissance civile ne reprenne pas après la fête ? interroge Maliweb, qui répond : « Le temps nous le dira. Mais pour le moment, le M5-RFP reste sur sa position : la démission du président IBK avec tout son régime. »

Quant à l’Indépendant du Mali, il a rencontré de jeunes manifestants qui semblent toujours très motivés. « Nous voulons poursuivre jusqu’à l’aboutissement de notre lutte », explique l’un d’entre eux. L’Indépendant revient aussi sur le rejet par le M5-RFP des propositions de la Cédéao. Pour la coalition, « la seule solution juridiquement soutenable et politiquement juste, reste la dissolution pure et simple de l’Assemblée nationale ».

De son côté, Malikilé s’interroge

« La majorité présidentielle va-t-elle imploser ? demande Malikilé.Cette question mérite d’être posée, nous dit-on, car l’intervention de la Force Anti-terroriste pour réprimer la foule des manifestants a plus que choqué la population malienne ». « Certains partis politiques de la majorité présidentielle se démarquent de la tuerie qu’ils condamnent, poursuit Malikilé. Ils se retirent d’un groupement qui soutient un président aux mains tâchées de sang des jeunes qu’il a pourtant déclaré mettre eu cœur de son second mandat»

Dans la presse africaine également, la pandémie de Covid-19, particulièrement à Madagascar

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« Antananarivo est encore loin de voir le bout du tunnel, nous dit l’Express de MadagascarLa capitale est l’épicentre de l’épidémie avec plus de 5 000 porteurs du virus ». Mais « avec une capacité limitée, les hôpitaux ne peuvent pas recevoir tous les malades, poursuit l’ExpressIls se concentrent sur la prise en charge des formes graves. »

Midi-Madagasikara s’inquiète également de « la hausse continuelle du nombre de personnes infectées par le Covid-19. Le défi pour le système de santé public est de doter les centres de traitement des cas sévères, d’équipements permettant une assistance respiratoire. Et la demande de ces équipements serait actuellement énorme. »

Pourtant, selon Midi-Madagasikara, la population d’Antananarivo n’est pas particulièrement inquiète. « Un confinement d’une demi-journée a été mis en place, mais semble peu respecté, alors que théoriquement personne ne doit sortir l’après-midi. » Or, nous dit Midi Madagasikara, ce n’est pas du tout respecté dans les ruelles ou dans les rues. « Entre deux faire-part annonçant des décès, des femmes discutent tranquillement comme si de rien n’était, des enfants s’amusent innocemment et des adultes jouent à la belote ou aux dominos. Une ambiance qui renvoie à la belle période des grandes vacances. »

Au Sénégal, la pluie fait des ravages

Particulièrement à Grand Yoff, l’une des communes de Dakar, où selon Walf Quotidien, « les populations sont gagnées par la hantise des eaux et se préparent au pire », après les fortes pluies du début de semaine. Walf Quotidien qui dépeint un tableau peu engageant : « Des eaux usées qui s’échappent des fosses septiques qui déversent leur contenu nauséabond dans la rue. Des ordures jonchant certains coins des rues et ruelles. C’est la même chose à chaque hivernage, se plaint un père de famille qui fustige l’inaction de la municipalité et du gouvernement. Un père de famille convaincu que ces eaux stagnantes peuvent avoir des conséquences néfastes sur la santé des populations en cette période de pandémie ». « Ou, dit-il, les autorités en charge de la santé invitent chaque jour les Sénégalais à adopter scrupuleusement les mesures d’hygiène pour éviter la circulation du virus dans leurs communautés ».

Source : RFI

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